jeudi 22 juin 2017

Des nouvelles de la race des signeurs

Les histrions et encultureurs dont les noms figurent ci-après ont signé et appelé à signer un appel à Emmanuel Macron en vue de protéger de toute contrariété, assimilée à une "violence", les "migrants" en train de reconstituer "la jungle de Calais"

Dans le même temps, un chauffeur de camion est mort en percutant un autre véhicule bloqué par un barrage érigé par des protégés erythréens des signataires.

Si un "jeune", au sens ethnique et médiatique du terme, fuyant un contrôle de police sur sa motocyclette volée, se tuait en percutant un mur, la plupart de ces gens crieraient : "Flics assassins, Police partout, Justice nulle part !"

Migrants assassins, histrions complices !


Premiers signataires de cette pétition-provocation :


La rédaction du Bondy Blog 

Yannick Jadot, député européen 

Omar Sy, acteur  

Association Auberge des migrants  (assoce à dissoudre !)

 Assa Traoré, comité Adama 

Benoit Hamon

Hélène Sy, présidente de l'association Cékedubonheur - Camille Louis, philosophe, dramaturge 

Jean-Luc Mélenchon, député européen 

Sud Intérieur-Union syndicale solidaires, syndicat de police, les flics masochistes

 Marie-Françoise Colombani, journaliste - Florence Thune, directrice générale de Sidaction - La Caution, artistes 

Malik Salemkour, président de la LDH (ligue dite des Droits de l'Homme), officine spécialisée dans l'instrumentalisation des droidloms abstraits contre les libertés fondamentales concrètes,

 Laurence De Cock, historienne - Raphaël Kempf, avocat 

 Françoise Sivignon, présidente de Médecins du Monde France (pensez-y la prochaine fois que Médecins du Monde France fera appel à votre générosité !)

 Mathilde Larrère, historienne - Coordination nationale "Pas sans nous"

Syndicat de la magistrature 

Alain Gresh, journaliste - Marwan Mohammed, sociologue au CNRS - Aïssata Seck, maire-adjointe de Bondy - Nordine Nabili, journaliste, enseignant - Eric Fassin, sociologue - Christine and the Queens, artiste - Geoffroy de Lagasnerie, philosophe, sociologue - Laurent Cantet, réalisateur - Océanerosemarie, comédienne - Nadia Lamarkbi, formatrice, coach professionnelle - Christophe Ruggia, réalisateur - Véronique Decker, directrice d'école - Nadia Leila Aissaoui, sociologue, féministe - Céline Sciamma, réalisatrice, scénariste, co-présidente de la Société des Réalisateurs de Films - Etienne Tassin, philosophe - Marwan Muhammad, directeur du Ccif - Marie-Laure Basilien, professeur des Universités en droit public, membre de l'Institut universitaire de France - Ziad Majed, politiste, professeur universitaire - Edouard Louis, écrivain - Médine, artiste 

Didier Eribon, philosophe

 Alice Diop, réalisatrice - Magyd Cherfi, chanteur, écrivain - Laurent Chalumeau, auteur de polars - Mohamed Hamidi, réalisateur - Robin Campillo, réalisateur - Yasmine Bouagga, sociologue - Alain Mikowski, avocat 

 Rokhaya Diallo, journaliste qui sévit sur La Chaîne Parlementaire 

Pascale Ferran, réalisatrice - Association "Itinérance Cherbourg" - Raphäl Yem, animateur TV, fondateur de Fumigène magazine - Akram Belkaïd, journaliste, écrivain 

Pouria Amirshahi, député, fondateur du "Mouvement Commun", ancien président de l'UNEF, ancien député PS des Français de l'Etranger, auteur de la théorie selon laquelle la France ne peut pas à la fois prétendre coopérer au développement de pays "du Sud" et restreindre l'accès à son territoire de ressortissants de ces pays.


Nora Hamadi, journaliste, sévit sur La Chaîne Parlementaire,


Raphaël Glucksmann, essayiste - Faïza Guène, écrivain - Julien Salingue, docteur en science politique - Madjid Messaoudene, conseiller municipal délégué, Saint-Denis, Pierre-Emmanuel Barré, humoriste - Lauren Bastide, journaliste - Abou Diaby, footballeur professionnel - Mouloud Achour, journaliste - Malik Bentalha, humoriste, comédien, 


Benjamin Stora, historien, directeur du Musée de l'Immigration (Paris), "porteur de valises" de service quand il s'agit de défendre le FLN algérien et les "droits" de l'Algérie envers la France.

Latifa Ibn Ziaten, présidente de l'association IMAD, icône du vivre ensemble, jusqu'à présent assez consensuelle,  dont la signature malencontreuse semble égarée sur cette pétition.


Amelle Chahbi, comédienne - Imany, chanteuse, auteur - Yvan Le Bolloc'h, acteur, comédien, musicien 

Jamel Debbouze, humoriste, acteur, producteur

Sonia Rolland, actrice, réalisatrice, productrice - Karima Delli, députée européenne - Fatou Diome, écrivain 


Claude Askolovitch, fils de Roger Ascot, ancien journaliste d'I-Télé, la chaîne qui a exclu de ses écrans Eric Zemmour pour incorrection politique.
Claude Askolovitch
Benjamin Stora,  Musée de
l'Immigration

Nora Hamadi, La Chaîne Parlementaire

mercredi 21 juin 2017

Républicains Constructifs, U.D.I. et Indépendants : ils ont tout FAUX !

Ils étaient venus.

Ils étaient tous là.

Il y avait Jean-Christophe Lagarde, président de l'U.D.I., député de Seine Saint-Denis, selon lequel "la France n'a pas de problème d'immigration, mais un problème d'émigration".

Et puis Franck Riester (1), député-maire de Coulommiers, auteur d'une proposition de loi visant à alourdir les peines infligées aux personnes qui expriment publiquement leur incroyance ou leurs doutes envers l'historiographie officielle de ce qu'il est convenu d'appeler la Shoah. Le quadragénaire Riester passe pour être un esprit libre pour avoir voté en 2013 la loi dite du "mariage pour tous". Esprit "libre" ? Apparemment pas libéré des lobbies mémoriels.

Et encore Philippe Vigier,  conseiller régional du Centre Val-de-Loire, le "cher Monsieur Vigier" de Manuel Valls, le pharmacien ligérien grand ayatollah de la Correction Politique : il a exclu des rangs du Nouveau Centre un jeune adhérent qui s'était permis d'organiser à Orléans une petite bouffe apéro-saucisson irrespectueuse des traditions mahométanes (et mosaïques); il a eu sa part de responsabilité dans la chasse aux sorcières de juillet 2013 contre Gilles Bourdouleix et le Centre National des Indépendants. Chasse aux sorcières suivie de l'exclusion de Gilles Bourdouleix de l'U.D.I. pour avoir été irrespectueux envers des Romanichels à Chollet. Le Centre National des Indépendants s'étant solidarisé avec son président Gilles Bourdouleix, a été collectivement exclu de l'U.D.I. Chapeau, "cher Monsieur Vigier".

Sans oublier Thierry Solère (2), candidat à la présidence du nouveau groupe. Que j'ai connu très remonté contre Nadine Morano en septembre 2015 lorsqu'une chasse aux sorcières fut lancée pour évincer Nadine Morano de la liste de la droite et du centre aux élections régionales dans le Grand Est. Au motif que ladite Nadine Morano s'était permis de citer Alain Peyrefitte citant lui-même un propos privé du général de Gaulle selon lequel la France est "un pays de race blanche" (3).

Ils étaient venus, ils étaient tous là ce 21 juin. Au Palais Bourbon, pour annoncer la création d'un groupe des Républicains Constructifs, U.D.I. et Indépendants dans la nouvelle législature.

Tout est FAUX dans leur démarche.

Relevons la redondance du mot "indépendant" dans son appellation : le "I" de l'acronyme U.D.I. signifie déjà "Indépendants"; on a donc des Indépendants et Indépendants (bis).

Habilement mais malhonnêtement, ces Républicains Constructifs, U.D.I. et Indépendants, justifient la création de leur groupe par la nécessité de ne pas pratiquer une opposition "systématique" au gouvernement d'Edouard Philippe et au président Macron.

C'est habile parce que c'est forcément populaire. Il existe dans l'opinion un vieux rêve d'unanimisme, d'union nationale au service de l'intérêt dit général. Ca fait bien. Ca fait moral. Ca fait "patriotique".

C'est habile parce que personne ne revendique une opposition systématique, mécanique. Pas même La France Insoumise ou le Front National. Annoncer avec tambour et trompettes qu'on crée un groupe pour ne pas être mêlé à une opposition systématique consiste à accuser le groupe dont on se sépare d'avoir l'intention de pratique cette opposition systématique. Ces "Indépendants et Indépendants" se fondent ..... contre le groupe Les Républicains. Ce nouveau groupe est un instrument de la Macronie pour dynamiter les oppositions. 

Quel est le principal, le plus grave problème auquel le pays et l'Europe sont confrontés ?

Celui du Grand Remplacement. Celui du phénomène que tout un chacun peut observer, constater. En consultant les sous rubriques "naissances" et "décès" de la rubrique "état-civil" du bulletin de sa mairie. Comparez les prénoms et patronymes des nouveaux-nés d'une part, des décédés d'autre part. Et vous comprendrez ce qu'est le Grand Remplacement. Ca vous convient ? Vous pouvez accepter que ça continue comme ça ?

Le groupe des Républicains Constructifs (sic), U.D.I. et Indépendants (re-sic) ne va pas, bien au contraire, contribuer à contrarier, ralentir ou renverser ce Grand Remplacement.

Une des figures de cette majorité nationale-macroniste a pour nom Jean-Paul Delevoye, que Jacques Chirac avait tenté d'imposer à la présidence du RPR en 1999. Delevoye préconise l'intégration de 50 millions (cinquante millions) d'Africains, d'Asiatiques, de gens du Proche-Orient en Europe au cours des 30 prochaines années. 


La "modération", l'humanisme", c'est ça. Vous êtes prévenus.



N   O   T   E   S

(1) Député de Seine-et-Marne, Franck Riester est très apprécié des médiats. Son vote en faveur de la loi Bergé-Taubira, dite du "mariage pour tous" en 2013 lui a ouvert bien des portes. On l'a souvent vu opposé à Olivier Faure, député PS du même département de Seine-et-Marne. On devrait dire "opposé" parce qu'Olivier Faure s'en prenait à l'UMP d'alors tout en considérant que Franck Riester n'en était pas représentatif. C'était commode. La position d'Olivier Faure était avantageuse. Franck Riester était l'objet de tentatives de débauchage politique de la part de sympathisants de l'U.D.I. sur les réseaux sociaux. 

(2) Thierry Solère a soutenu Bruno Le Maire pour la présidence de l'UMP en 2014. Il est logique qu'il crée et préside un groupe qui a pour vocation de ne pas gêner, avant, probablement, de soutenir un gouvernement dans lequel son champion est ministre de l'Economie et des Finances. Dès 2012, Thierry Solère s'est désolidarisé de la direction de l'UMP en se présentant dans les Hauts-de-Seine contre Claude Guéant, investi par le parti et ancien collaborateur direct du président Nicolas Sarközy.

(3) De Gaulle a dit à Alain Peyrefitte qu'il était bon que la France ait des ressortissants noirs, jaunes, etc...., parce que cela attestait qu'elle était ouverte au monde. Mais qu'ils devaient rester en très petit nombre, la France étant quand même avant tout "un pays de race blanche". 

mercredi 7 juin 2017

"Le Monde", George W. Bush et Donald Trump

Intervention révélatrice et accablante d'Arnaud Leparmentier (Le Monde) le 7 juin sur France Info.

L'éditorialiste du "quotidien de référence", qui venait de rencontrer Hubert Védrine (le ministre des A.E. de 1997-2002 sous Jospin) s'attachait à démêler qui, de George W Bush ou de Donald Trump était le plus mauvais président des Etats-Unis pour l'Europe.

Il est très étonnant qu'on exige de Donald Trump qu'il réaffirme que les Etats-Unis sont toujours liés par l'article 5 du traité de l'Atlantique-Nord.

Doublement étonnant.


D'abord, Le Monde n'a jamais été très "atlantiste", bien au contraire. Dès sa fondation, c'était un organe de presse ouvertement neutraliste. Ensuite, Donald Trump n'a jamais dénoncé cet article 5 (une attaque contre un pays de l'OTAN sera considérée par les autres comme une attaque contre tous).
Le président des Etats-Unis le plus dangereux et inamical envers les Européens était Bill Clinton (1993-2001). Son administration fixait des limites au pluralisme politique autorisé aux Européens.

Deux exemples. Lorsque le parti FPÖ de Jörg Haider est entré dans une coalition gouvernementale en Autriche au niveau fédéral, les Etats-Unis (comme l'Etat d'Israël) ont rappelé leur ambassadeur à Vienne.

A peu près à la même époque, après l'agression de l'OTAN contre la Serbie-Montenegro pour protéger les Mahométans albanophones du Kossovo, les Etats-Unis ont offert une aide à la reconstruction du pays, en la limitant aux territoires serbes et monténégrins qui s'était dotés d'exécutifs d'opposition au gouvernement de Belgrade.

Arnaud Leparmentier complète sa dégueulasserie en louant Harry Truman, le président de l'immédiat après-guerre. Certes, son bilan est contrasté (aide à la Grèce et à la Turquie, plan Marshall, bombardements sur Hiroshima et Nagasaki etc...). Mais à aucun moment Arnaud Leparmentier ne blâme Harry Truman pour avoir signé les accords de Potsdam de juillet 1945 qui ont permis l'expulsion de millions d'Allemands de Pologne, Tchécoslovaquie, Union Soviétique etc....

samedi 13 mai 2017

Extrémisme et modération

"I would remind you that extremism in the defense of liberty is no vice. And let me remind you also that moderation in the pursuit of justice is no virtue” (Barry Goldwater, U.S. Republican Convention, San Francisco, 1964).

En substance : l'extrémisme dans la défense de la liberté n'est pas un vice, et la modération dans la quête de la justice n'est pas une vertu.

Depuis l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de ce qu'il est convenu d'appeler la république française, ces mêmes mots d'extrémisme et de modération sont habilement recyclés et détournés dans les médiats (1) pour mieux faire passer une "recomposition politique" annoncée, dans le sens des directeurs de conscience de ces médiats.

C'est ainsi qu'on qualifie de "modérés" ceux des membres du parti Les Républicains qui pourraient rejoindre la majorité présidentielle de Macron. Les médiats désignent ainsi les amis d'Alain Juppé, de Bruno Le Maire, de Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), de Jean-Pierre Raffarin, de Franck Riester etc....

En quoi ces gens sont-ils modérés ?

En rien.

Il apparaît que la modération qui leur est attribuée porte sur leur résistance aux canons de la correction politique et sociétale. Effectivement, elle est faible, négligeable, de façade, provisoire, juste bonne pour donner le change à leur électorat. Ces membres "modérés" du parti LR opposent une résistance modérée aux directeurs de conscience d'ARTE, de Télérama et d'autres médiats de cet acabit.

Est-ce être modéré que de plaider, comme le faisait dès 1999 Alain Juppé, pour la reprise de l'immigration économique, la relance des flux migratoires intercontinentaux sud-nord ?

Est-ce être modéré que d'affirmer comme le même Alain Juppé en novembre 2016 que l'identité de la France, c'est avant tout la Diversité (2), autrement dit que la France n'a d'identité qu'abstraite (les fumeuses "valeurs de la République"), sans aucune référence ethnique ?

Est-ce être modéré que de proposer, comme Franck Riester, député de Seine-et-Marne, une nouvelle loi durcissant les limitations déjà infligées aux libertés d'opinion et d'expression par la loi Fabius-Rocard-Gayssot (loi 90-615 du 13 juillet 1990) ? Cette loi criminalise l'expression publique du doute relatif à la pertinence de l'historiographie reçue en matière de crimes contre l'humanité attribués par les vainqueurs de la guerre 1939-45 aux vaincus. Le doute est assimilé à une négation, et cette même négation à un discours de haine (hate speech). La loi précitée a mis en place une Milice Zélote de la Pensée, une répression que la proposition de loi de Franck Riester se donne pour objectif d'aggraver. Si c'est ça un critère de modération.....

La campagne médiatique de l'entre-deux-tours entre le 23 avril et le 7 mai, s'est faite sur le thème du rejet de l'extrême-droite qu'aurait incarnée Mademoiselle Le Pen. En quoi cette candidate et son parti étaient-ils extrémistes ? Je ne peux en parler que de l'extérieur, ne partageant aucune des idées du Front Marinier, sauf deux : 1) le refus de la poursuite et de l'amplification des flux migratoires intercontinentaux sud-nord, 2) le refus du shoacentrisme et du manichéisme en matière d'histoire de la première moitié des années 1940 (encore que le Front Marinier semble s'être beaucoup "normalisé" sur cette dernière question). Sans doute, pour un natiosceptique comme moi, la place accordée par le Front Marinier et sa candidate à l'Etat-Nation (3) est elle....extrême.

Au terme "extrémisme", certains ont substitué celui de "radicalité". A la fin de l'hiver dernier, Alain Juppé expliquait sa renonciation à se porter candidat "de la droite et du centre" par la "radicalisation" des électeurs de François Fillon.

En quoi ceux-ci étaient-ils "radicaux" ?

En rien.

Est-ce être radical (= extrémiste) que de vouloir réduire les flux migratoires intercontinentaux sud-nord légaux au strict minimum, et de combattre les flux illégaux avec plus de détermination ?

Est-ce être radical (= extrémiste) que de vouloir réviser la loi sur "le mariage pour tous" en réservant l'adoption plénière d'enfants mineurs (les mots "plénière" et "mineurs" sont importants) aux couples formés d'un homme et d'une femme ?

Les médiats ont joué à se faire peur à propos du soutien apporté par l'association Sens Commun, issue de La Manif Pour Tous (campagnes contre la loi instituant un même mariage, avec les mêmes droits à tous les couples qu'ils soient composés de personne de sexe différent ou de même sexe) à la candidature de François Fillon.

Les mêmes médiats ne s'émeuvent nullement des mots d'ordre d'instances religieuses ou maçonniques contre tel(le) ou tel(le) candidat(e). Il y a pourtant une disproportion évidente entre l'influence que peut avoir Sens Commun et le Grand Orient de France. L'influence de celui-ci est réputée a priori licite, légitime et positive. L'influence de celui-là est réputée a priori à la limite de la licéité, illégitime, suspecte et négative.

L'attribution d'une radicalité/extrémisme ou d'une modération par les médiats et les autorités morales à des personnalités et à leurs programmes est plus révélateur de l'agenda de ces médiats et autorités qu'il ne nous renseigne sur les personnalités et programmes concernés.

Dis-moi qui tu juges "modéré", ou "radical" et "extrémiste", et je te dirais qui sont tes inspirateurs.

N  O  T  E  S

(1) On emploie ici l'orthographe "médiats" par solidarité envers M. Bernard Notin, cible d'une chasse aux sorcières médiatico-universitaire en 1990, menée par la Milice Zélote de la Pensée.

(2) Diversité = populations issues des flux migratoires intercontinentaux sud-nord.

(3) La France fut un Etat-Nation. Elle est devenue un Etat plurinational par overdose de pluriethnisme et de multiculturalité.

samedi 6 mai 2017

Je me souviens : 8 mai 1965 à Colombes

Le 8 mai 1965, on commémorait à Colombes et ailleurs le 20e anniversaire de la fin en Europe de la Seconde Guerre Mondiale

Sur les ondes de Radio Luxembourg (1) Raymond Cartier (2) relevait les différences entre les commémorations de ce 8 mai selon les pays.

 Il notait que dans les pays (Etats-Unis, Royaume-Uni) dont le titre de co-vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale était incontestable, les cérémonies étaient plus sobres qu'en France. Comme si en France, certains voulaient compenser leurs doutes quant au bien-fondé d'un droit de ce pays à prétendre au statut de vainqueur par un étalage de symboles. Pour essayer de s'y faire croire. C'est bien ce que je devinais aussi.

Le quotidien L'Aurore (Robert Lazurick) offrait un abonnement d'un an aux jeunes gens nés le 8 mai 1945. Dans le même journal, on pouvait lire que le Chancelier fédéral allemand Ludwig Erhard déclarait qu'il était impossible aux Allemands de célébrer le 8 mai, car le triomphe des vainqueurs, puis leurs divisions, avaient laissé l'Allemagne divisée et privée du droit à des élections libres dans tout le pays. Le même journal publiait une photographie de l'ambassadeur du Royaume-Uni en France, Sir Patrick Reilly, mis en présence de son collègue de Chine continentale, pays avec lequel la France avait établi des relations diplomatiques quatorze mois auparavant. Les deux diplomates s'évitent du regard.

Colombes, la présence de drapeaux américains au sommet de mâts place Rhin et Danube (l'espace qui faisait communiquer les rues Saint-Denis et du Bournard) détonne : depuis des mois, la propagande anti-américaine sous couvert de campagne pour la "paix au Vietnam" est intense. L'arrivée à la mairie en mars 1965 d'une municipalité dite d'Union Démocratique dirigée par Dominique Frelaut (communiste) peut augurer d'une intensification de cette campagne. Pour nous rendre en famille dans notre région d'origine, dans l'Aisne, nous traversons des communes à direction communiste : Gennevilliers (3), l'Île Saint-Denis etc... où la propagande en faveur de la "paix au Vietnam" est obsédante (4). Une des adjointes de Dominique Frélaut est Hélène Le Savouroux  (5), épouse du chef de file colombien de la S.F.I.O.. Photographiée devant un monument aux morts ce 8 mai, Hélène Le Savouroux a le style d'une jeune femme moderne du milieu des années 1960 (6).

Un salon de coiffure est ouvert ce 8 mai 1965 sur la place de la gare (en fait : avenue de l'Agent Sarre, un peu avant le croisement avec l'avenue Menelotte); j'y entre pour m'y faire couper les cheveux. Pendant que j'attends. un client parle du 8 mai. Il dit que les vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale n'ont pas exercé de vengeance "oeil pour oeil, dent pour dent" sur les vaincus. Il est mal informé, ou auto-intoxiqué. Peut-être ne comprend-il même pas les atroces paroles du Chant des Partisans.

Les piliers du viaduc de l'avenue Ménelotte à partir de la gare de Colombes vers la gare du Stade sont régulièrement recouverts d'affiches d'un parti de la majorité municipale : le P.S.U. (7) Il a ses entrées non seulement à la Mairie de Colombes, mais aussi chez les militants chrétiens qui fréquentent la paroisse catholique Saint-Pierre Saint-Paul. Cette paroisse est animée par la congrégation des Fils de la Charité. Une des adjointes de Dominique Frélaut, encartée au P.S.U., est responsable paroissiale des catéchismes. Le chef de file local du P.S.U. est l'imprimeur Cary, dont l'atelier est sis rue du Four, petite rue médiévale le long de l'église (l'ancienne); il est imprimeur du P.S.U. et de la paroisse.


 Le 8 mai, c'est aujourd'hui, demain ce sera le 9, journée de l'Europe, et j'aime mieux ça. Depuis 7 ans, grâce notamment à son maire Paul Bouchu (1947-1959)  Colombes est jumelée avec Frankenthal  dans le Palatinat et, depuis un an, avec Legnano dans le nord de l'Italie. 

Vive l'Europe !


N  O  T  E  S 

(1) Radio Luxembourg prendra le nom de RTL en 1966.

(2) Raymond Cartier (1904-1975), journaliste, est l'auteur de plusieurs récits de voyage, livres d'Histoire, essais. Il s'exprimait régulièrement sur Radio Luxembourg (RTL) et dans les colonnes de l'hebdomadaire Paris-Match. Il a largement contribué à gagner l'opinion à la cause des décolonisations. Non à partir d'un point de vue "tiers-mondiste", favorable aux "mouvements de libération nationale". Il avançait que les décolonisations permettraient aux métropoles européennes (il citait souvent l'exemple des Pays-Bas après l'indépendance de l'Indonésie) de se décharger du fardeau de la mise en valeur des territoires dépendants, de la gestion de leurs populations. Et de consacrer les ressources ainsi épargnées au développement de leurs territoires européens. Pour lui, les décolonisations devaient être la libération des Européens du "fardeau de l'homme blanc", selon une expression célèbre de Rudyard Kipling (the white man's burden). On lui a attribué à tort l'expression "La Corrèze avant le Zambèze". Raymond Cartier défendait également à travers ses écrits la cause de l'intégration européenne. Il s'honorait notamment de l'amitié et de la confiance de l'homme d'Etat luxembourgeois Joseph Bech (démocrate-chrétien). Tant que Raymond Cartier plaidait la cause des décolonisations, il était considéré par les grands médias et les leaders d'opinion comme un polygraphe consensuel. Une fois les décolonisations advenues, ses critiques envers la continuation de certaines formes bilatérales et clientélistes d'aide au développement des pays anciennement colonisés (le "cartiérisme") furent moins appréciées. Il est significatif que ses interventions hebdomadaires sur Radio Luxembourg (RTL) qui étaient d'abord dénommées "éditoriaux" furent ensuite présentées comme des "tribunes". Son style d'écriture était recommandé dans les écoles de journalisme, notamment celle dont j'ai suivi les enseignements (Strasbourg).

(3) La présence d'urinoirs plaqués contre un des murs extérieurs d'une église de Gennevilliers qui se trouvait sur notre itinéraire était pour moi une image de la malfaisance de Peppone exercée à l'encontre de Don Camillo et de ses ouailles.

(4) Mais j'étais vacciné.

(5) La signature d'Hélène Le Savouroux, maire adjointe à l'état-civil, figure sur nombre de mes documents (diplômes notamment). Le service municipal de l'état-civil était habilité à "certifier conforme" des copies de documents à partir de la comparaison entre original et photocopie.

(6) Les Le Savouroux ne sont pas des fanatiques. Rien à voir avec le manichéisme du P.S.U. de leur époque et du futur P.S. d'après 1971. Une preuve ? En juin 1968, Bernard Le Savouroux, candidat de la Fédération de la Gauche Démocrate et Socialiste (F.G.D.S.) -S.F.I.O. + radicaux valoisiens + clubs- à Colombes fait le tour, dans un document de campagne électorale, des positions de ses concurrents. Un de ceux-ci était candidat de l'Alliance Républicaine pour le Progrès et les Libertés, fondée et dirigée par Jean-Louis Tixier Vignancour. Bernard Le Savouroux, tout en indiquant que les positions de J.-L. Tixier-Vignancour ne devraient pas permettre à un "démocrate socialiste" de voter pour son candidat local, qualifie ce dernier de "courageux". 

(7) Le P.S.U. incarnait pour le jeune étudiant que j'étais alors un des pôles de l'horreur politique. L'autre pôle était représenté par le jacobinisme et le stato-nationalisme de Michel Debré et de ses amis.

jeudi 27 avril 2017

Censure abusive sur Facebook ? Jugez-en par vous-même

La publication ci-après à fait l'objet d'un signalement (c'est-à-dire d'une plainte) auprès de la plateforme PHAROS du Ministère de l'Intérieur. Suite à ce signalement, Facebook a automatiquement supprimé (c'est-à-dire censuré) ladite publication. Pire : mon compte Facebook a été un moment suspendu.

 J'estime que ma publication était modérée sur la forme comme sur le fond. Et que les notions d' "incitation à la haine (sic) et à la discrimination (re-sic)" sont abusivement interprétées par PHAROS, par Facebook comme par les juges.

La publication controversée réagissait à la lourde condamnation infligée au maire de Béziers pour avoir dit tout haut et publiquement ce que vous comme moi pensons et disons tout haut en privé.

La voici :
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"Bien sûr qu'il y a trop d'élèves musulmans dans les écoles publiques. C'est pourquoi je suis favorable au développement d'écoles confessionnelles musulmanes. En attendant la Remigration. Robert Ménard dit publiquement ce que je pense et ce que je dis tout haut en privé. Il n'y a aucune haine dans les propos de Ménard. Ni aucune incitation à la haine puisqu'ils me confortent dans la nécessité du "vivre côte à côte" plutôt que du "vivre ensemble". Je ne considérerai jamais les petits-enfants et arrière petits-enfants de fellaghas comme des concitoyens à part entière. On ne 
leur a pas accordé l'indépendance pour en devenir la colonie de peuplement" (Jean-Marie Lallau)

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Vous avez vu là-dedans de l'incitation à la haine, vous ?

Vous y voyez de l'incitation à la discrimination ?

Moi non plus !

Des parents musulmans sont eux-même tellement convaincus qu'il y a trop d'élèves musulmans dans les écoles publiques, qu'ils placent leurs enfants dans des écoles privées catholiques où il y a davantage de "diversité".

jeudi 23 mars 2017

Emmanuel Macron, l'homme de l'Anti-Europe

La chaîne TV d'info continue BFM (que d'aucuns étiquettent BFMacron) exultait en mars dernier : le ministre national-hollandiste de la Défense Jean-Yves Le Drian s'apprêtait à rallier la campagne d'Emmanuel Macron. En Marche...

L'éditorialiste Laurent Neumann (qui a des airs à Pierre Perret), ancien du torchon hebdomadaire Marianne, s'en réjouissait manifestement, et tentait de nous faire croire que c'était l'engagement "européen" du Maqueron qui aurait séduit le ministre breton.

En quoi Emmanuel Macron est-il "européen" ?

En rien.

Comme Romano Prodi qui a manifesté dans la rue, en 1995, contre le non-lieu d'un tribunal militaire italien en faveur d'un ancien capitaine allemand et argentin (Erich Priebke), vaincu de la guerre 1939-45. Romano Prodi était alors chef du gouvernement italien. On en a fait ensuite un président de la Commission Européenne !

Comme la saloperie de chaîne TV ARTE dont les journaux sont présentés, version allemande par une Turque, et version française par une Afro-Caribéenne.

Si c'est ça l'Europe....Si c'est ça être européen.... il faut avoir au moins la même dose de natioscepticisme (1) que votre serviteur pour ne pas voter Marine Le Pen, Geert Wilders, Matteo Salvini etc...

L'engagement du Maqueron consiste à se reposer sur les institutions de l'Union Européenne pour faire passer auprès des opinions publiques européennes ce qu'elles n'accepteraient pas de leurs dirigeants stato-nationaux. Ou plutôt ce que ces dirigeants stato-nationaux ne se sentent pas assez forts pour imposer tout seuls à leurs opinions publiques : répartition obligatoire des "migrants" ou "réfugiés", accords de libre-échange avec la Grand Large (2) etc....

Si c'est ça être européen.....!

Emmanuel Macron veut créer un Office Franco-Algérien pour la Jeunesse (3) pour....faciliter la mobilité, autrement dit l'accueil en France d'Europe de davantage encore de fils et petits-fils de fellaghas (4).

Si c'est ça être européen.....!

Emmanuel Macron est prêt à reconnaître la "colonisation" comme un "crime contre l'Humanité". Sans qu'on sache si c'est la "colonisation" en général ou celle de l'Algérie par la France d'Europe. La reconnaissance d'un "crime contre l'Humanité" ouvre la voie à l'attribution de réparations aux victimes ou à leurs ayant-droit. Abdelaziz Bouteflika, avant d'être élu président de la Djézaïrie Démocratique et Populaire, s'était naguère fait le théoricien des "réparations" dues par la France d'Europe à la Djézaïrie au titre de la Guerre d'Algérie (5). Et la réparation attendue de l'ancien garçon de bain d'Oujda était la libre circulation de ses concitoyens vers la France d'Europe et leur libre établissement. Déjà !

Si c'est ça être européen .....!

La France d'Europe a besoin de dirigeants qui sachent dire merde à Alger, ou soient au moins capables de lui faire un bras d'honneur comme le sénateur LR de la Meuse Gérard Longuet quand on lui a parlé de repentance.

Je suis un Européen .... convaincu. Largement par natioscepticisme (1). Cela m'a pris dans mon enfance en regardant des cartes de géographie dans le contexte des guerres coloniales. Sur ces cartes était représenté ce qu'on appelait alors l'Union Française (6). On nous apprenait que cette Union comprenait la France Métropolitaine (ce que j'appelle plus haut la France d'Europe) et la France d'Outre-Mer qui se subdivisait elle-même en différentes entités de différents statuts, sur 4 continents. Le drapeau français était tout particulièrement présent sur le continent africain, de la Méditerranée à l'équateur et au-delà dans l'Océan Indien. Dix ans et davantage avant d'être électeur, j'ai ressenti qu'au sein de l'Union Française, j'appartenais à une ethnie, à un groupe de population minoritaire, et qui le serait de plus en plus. Une entité minoritaire de gens moins pauvres, moins jeunes et moins aimés que les autres. J'ai souhaité la fin de la France multicontinentale et pluriethnique. L'Europe m'est apparue comme une solution de rechange : se retrouver entre Européens, comme avant l'émergence des Etats-nations. Mon européisme n'était-il pas fondé sur le repli, sur l'entre-soi ? Si, et alors ? J'ai souhaité le remplacement des Etats-nations européens par une entité qui protège mieux les Européens de ce qui n'était pas eux, de ce qui était, est, extérieur à l'Europe. Je me suis vu comme un nationaliste européen faisant le choix du fédéralisme comme mode d'organisation interne de l'Europe. Comme un Européen convaincu.

Ceux qui feront le choix d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle française du printemps 2017, sont différents des Européens convaincus. Ces Zeuropéens cons et à vaincre ne veulent pas remplacer les Etats-nations européens historiques. Ils veulent éloigner les décideurs politiques de ceux qui subissent les conséquences de leurs décisions. Ils veulent, comme la députée PS du nord-ouest de Paris, Annick Lepetit, une Europe pour la convenance du reste du monde. Une Europe dans laquelle les "droits-de-l'-Homme" abstraits et universels sont instrumentalisés pour éroder les libertés fondamentales concrètes, dont la liberté de décider qui peut être, ou non, notre concitoyen, et à quelles conditions.

Dans l'Europe d'Emmanuel Macron, les flux migratoires intercontinentaux sud-nord vers l'Europe ne pourraient pas être contrecarrés. C'est un soutien, non du Maqueron, mais de Benoit Hamon, le conseiller départemental PS de l'Essonne Jérôme Guedj, qui le rappelle : toute restriction au regroupement familial, notamment par la fixation de quotas d'immigration légale serait .... illégale. Parce qu'elle contreviendrait au droit de l'Union Européenne. Certes, pour le moment, mais le droit de l'Union Européenne permet aussi à tout Etat membre de faire usage d'une clause d'opting-out. La France d'Europe peut très bien s'exempter, pour garder à l'Europe sa population européenne historique, des clauses du droit européen qui sont susceptibles d'empêcher une suspension du regroupement familial et la mise en place de quotas d'immigration. Pour que l'Europe reste européenne, démographiquement, ethniquement, culturellement, il faudra aussi, peut-être savoir dire merde, ou faire un bras d'honneur aux Zeuropéens cons et à vaincre de Bruxelles et de Strasbourg.

Macron ? Non, merci !


N O T E S

(1) On entend ici par natioscepticisme la récusation de l'Etat-nation comme principal cadre d'identité et de solidarité, du fait de l'impact des flux migratoires intercontinentaux sud-nord, massifs et continus, depuis des décennies, vers les pays européens.

(2) On a vécu durant l'automne 2016, l'épisode comique du veto de la Wallonie à l'accord de libre-échange euro-canadien. Le calamiteux président de la région wallonne, Paul Magnette (PS), dans l'opposition au gouvernement fédéral belge, a "fait de la résistance" pendant quelques jours, pour nous rappeler son existence, et embarrasser le gouvernement fédéral avant de rentrer dans le rang.

(3) Il existe déjà deux offices franco-quelquechose pour la jeunesse : un office franco-allemand, le plus ancien, créé par le traité franco-allemand de janvier 1963, et un office franco-québécois. Le tropisme algérien vers le nord de la Méditerrannée fait de cette proposition d'Emmanuel Macron une provocation.

(4) Fellagha était le nom donné, notamment entre 1952 (début des troubles en Tunisie) et 1962 (indépendance de l'Algérie), aux Nord-Africains qui combattaient les armes à la main pour l'indépendance de l'un ou l'autre des pays du Maghreb. Eux-mêmes se dénommaient "fédaï" ou "moudjahid".

(5) Contrairement à la désinformation ethnomasochiste, le terme de Guerre d'Algérie était utilisé en France d'Europe dans l'opinion et dans les médiats dès 1954 (débuts des troubles en Algérie). La reconnaissance par le gouvernement français des opérations militaires en Algérie comme s'insrivant dans le cadre d'une guerre n'a eu d'effet et d'intérêt que pour le statut des soldats français qui y ont participé : elle leur donne les mêmes droits que ceux des autres anciens combattants ayant pris part à une guerre. Les ethnomasochistes de la rédaction de Télérama, d'ARTE, et autres malfaisants personnages à la Benjamin Stora ont prétendu que la non-reconnaissance des campagnes militaires d'Algérie des années 1950 et 1960 comme une guerre trahissait une longue réticence de la France d'Europe, à "assumer son Histoire", à "regarder son passé en face". Je ne me sens pas concerné : enfant, puis ado, j'ai souhaité la sécession de l'Algérie pour ne pas avoir 9 millions de concitoyens Arabo-Musulmans. Je l'assume. Et je n'ai pas changé d'avis.

(6) Cette prise de conscience d'un non-citoyen se rapproche du point de vue de l'homme d'Etat Edouard Herriot. Ce dirigeant du parti radical relevait lors des travaux préparatoires à la Constitution de 1946 et tout particulièrement du Titre de la Constitution portant création de l'Union Française : "Vous êtes en train de faire de la France la colonie de ses colonies".

dimanche 22 janvier 2017

Comment je n'ai pas "aimé" l'Abbé Pierre

Henri-Jean Grouès, dit l'Abbé Pierre, est décédé il y a dix ans. 

D. ait son âme !

"[...] vos pensées ne sont pas vos pensées, et mes voies ne sont pas vos voies, déclare l'Eternel. Le ciel est bien plus haut que la terre. De même, mes voies ne sont pas vos voies, et mes pensées bien au-dessus de vos pensées" (Esaïe 55 : 8-9).

L'Abbé Pierre fut une personnalité très populaire. Une des personnalités préférées de la nébuleuse statistique dénommée "les Français".

L'Abbé Pierre "neutre" face aux fellaghas ?

Une de ses associations publiait un magazine intitulé "Faim & Soif" et sous-titré "La voix des hommes sans voix". Ma grand mère en était lectrice. L'année de mes onze ans, en vacances d'été chez mes grands parents paternels, je suis tombé sur un exemplaire de cette revue. Un article y relatait l'assassinat en Algérie d'un religieux chrétien par des fellaghas du FLN algérien (1). L'article était ainsi commenté : "Espérons que cette guerre ne va pas devenir une guerre de religions". Le commentaire m'a d'abord surpris, puis déçu et finalement déplu. Il m'a semblé que le rédacteur était neutre. Or, comment être neutre devant un conflit dans lequel j'aurais été impliqué physiquement si j'avais eu dix ans de plus ? 

L'Abbé Pierre pas ami de l'Ecole Libre ?

Plus tard, j'ai appris que le député M.R.P. (2) de Meurthe-et-Moselle Henri-Jean Grouès était, à la différence de la majorité de son groupe, très réservé envers la défense de "la liberté de l'enseignement", c'est-à-dire de l'école libre catholique (libre par rapport à un certain degré de contrôle de l'Etat). Or, j'étais élève de l'enseignement privé, non confessionnel ou confessionnel. Et une partie de ma famille vivait, si on peut dire, du réseau d'enseignement "libre".

L'Abbé Pierre résistantialiste ?

Plus tard encore, j'ai appris que le même député M.R.P. de Meurthe-et-Moselle était plus que réticent envers les mesures d'amnistie proposées par des gouvernements de la IVe République en faveur des personnes n'ayant pas fait le choix des vainqueurs au cours de la Guerre 39/45. Au nom de la Morale...Tu parles ! 

L'Abbé Pierre porte-flingue des lobbies immigrationnistes et "antiracistes" ?

Bien plus tard encore, dans les années 1990, la ligne rouge a été plus que dépassée lorsque j'ai appris que l'Abbé Pierre s'attendait à ce qu'au cours des trente années suivantes le nombre d'immigrés (3) soit multiplié par trois, et qu'il convenait de se préparer à leur accueil. Et quoi encore ?

L'Abbé Pierre, cible des lobbies de la Mémouare shoacentique !

Enfin, au milieu des années 1990, une polémique inattendue m'a rapproché de l'Abbé Pierre. Ce dernier avait cru pouvoir prendre la défense du philosophe Roger Garaudy (4), ancien communiste passé à l'Islam. Roger Garaudy, sympathisant de la cause palestinienne, avait publié un essai sur "Les mythes fondateurs de la politique israélienne" qui causa l'ire, non seulement des amis de l'Etat d'Israël, mais au-delà, des lobbies mémoriels shoacentriques. L'Abbé Pierre fut traîné dans la boue, on commença à mettre en cause ses titres de résistant pendant la Guerre 39/45, on l'accusa de déclarations mensongères. Cette cabale me le rendit un peu sympathique : un homme qui a contre lui la LICRA (5) , Elie Wiesel (6) , la firme Klarsfeld & Co. (7)  ne pouvait être foncièrement mauvais. Le fanatisme et l'outrance des lobbies shoacentriques m'ont rendu l'Abbé Pierre sympathique. Il fallait le faire.


N   O   T   E   S

(1) L'anecdote relatée se situe à l'époque de la Guerre d'Algérie (1954-1962) qui, contrairement à ce qui a été affirmé plus tard, était bien vécu par les contemporains comme une guerre.

(2) M.R.P. : Mouvement Républicain Populaire. Parti de la IVe République et des débuts de la Ve. A cessé ses activités en 1966, lesquelles ont été reprises par le Centre Démocrate (Jean Lecanuet). Le M.R.P. se réclamait de la démocratie chrétienne, défendait "la liberté de l'enseignement", c'est-à-dire dans le langage de l'époque le financement public des écoles privées et notamment de l'enseignement libre catholique. Le M.R.P. prônait une politique d'intégration européenne qui devait aboutir à la foindation d'un Etat fédéral européen. Le M.R.P. détint le portefeuille des Affaires Etrangères dans les gouvernements de la IVe République de 1948 à 1954.

(3) Par immigrés, on entend ici les personnes provenant des flux migratoires intercontinentaux sud-nord vers l'Europe.

(4) Roger Garaudy fut député communiste dans la première Assemblée Constituante d'avant la IVe République, celle qui accoucha d'une Constitution socialo-communiste qui fut rejetée par referendum. Ses engagements m'auraient dissuadé d'acheter un seul de ses livres. Un seul de ses propos des années 1970 m'avait marqué de façon positive et indélébile. Roger Garaudy affirmait qu'au cours du 21 siècle, en cas de victoire universel du socialisme, l'espérance de vie de l'être humain pourrait atteindre 300 ans. Je pensais qu'on pouvait faire l'économie d'un triomphe du socialisme, mais que les progrès annoncés de la médecine me permettraient avec un peu de chance de devenir un petit Mathusalem parmi d'autres. Cette espérance influence mon aversion envers les campagnes de promotion et de banalisation de l'euthanasie sous le couvert du "mourir dans la dignité".

(5) Sur la LICRA, voir :

 http://jeanmarielallau.blogspot.fr/2012/04/en-1983-le-ministre-ps-du-travail-qui.html

(6) Sur Elie Wiesel, voir : 

 http://jeanmarielallau.blogspot.fr/2016/07/un-curieux-prix-nobel-de-la-paix-elie.html

(7) Sur le gang Klarsfeld, voir notamment :

http://jeanmarielallau.blogspot.fr/2015/08/le-bonheur-terroriste.html