mercredi 7 février 2018

Préférence étrangère à Colombes : Européens s'abstenir

ECHANGES SUR LA PAGE FACEBOOK  "TU SAIS QUE TU VIENS DE COLOMBES QUAND" SUITE A UN POST DE PROPOSITION d'EMPLOI RESERVE A DES SENEGALAIS, MALIENS etc .... (sic), le 07/02/2018. Pour ne pas oublier. MERCI DE PARTAGER



Le post initial est d'un dénommé KHELIFI YASSINE et date du 06/02/2018




KHELIFI YASSINE : 
Bonjour à tous,
je voudrais savoir ou se trouve le ou les foyers de travailleurs étrangers à Colombes. Ou on retrouve les travailleurs maliens, sénegalais etc. Ca serait pour proposer du boulot. Merci


JEAN-MARIE LALLAU sur la page :Tu Sais Que Tu Viens De Colombes Quand :

 Imaginez quelle auraient été les réactions et les conséquences d'un post presque identique au post dément et provocateur du Sieur K. Yassine, en remplaçant simplement les 3 mots "maliens", "sénégalais", "etc." par le mot "européens". Il s'en serait suivi un déchaînement de protestations. L'administratrice aurait été contrainte de supprimer le fil (thread). Il y a des précédents. L'auteur du post aurait été bloqué, voire exclu du groupe. Et un certain nombre de zélotes se seraient disputé le douteux honneur d'être le premier à signaler le post et son auteur à PHAROS.

MOUSTAPHA SOUM à Jean-Marie Lallau : 

Te fatigue pas Mec a cherchez les problèmes là où il y en n’a pas donne du boulot au gens ou si tu peux pas ferme la

JEAN-MARIE LALLAU à Moustapha Soum :

Incitation à la censure et complicité d'incitation à la discrimination à l'embauche

MOUSTAPHA SOUM à Jean-Marie Lallau :

mdrrrr bonne journée

STEPHANE SPURS à Jean-Marie Lallau : 

Tintin, garde ta morale et ta logique pour toi et va salé ton trottoir.... 😁😉


JEAN-MARIE LALLAU sur la page ; Tu Sais Que Tu Viens De Colombes Quand : 

Appel public à l'embauche de personnes en fonction de leur nationalité (ça s'appelle de la discrimination à l'emploi en fonction de la nationalité) et, à part ça, le relever serait "cherchez (sic) des problèmes là ou il n'y en a pas". La discrimination à l'embauche n'est pas un problème quand il s'agit de réserver l'emploi à des Sénégalais, Maliens, etc (sic) ..


A noter que le post initial a recueilli les réponses de deux élues ou militantes de gauche de Colombes et/ou Bois-Colombes : Chantal Barthélémy-Ruiz (conseillère municipale PS, ancienne adjointe au maire, Colombes) et Myriam Petit.

Aucune d'entre elles n'a relevé l'illégalité de l'offre d'emploi de Khelifi Yassine. Elles ont simplement soulevé la question de l'autorisation de travailler des personnes recherchées par Khelifi Yassine, et l'ont conseillé. 

Chantal Barthélémy-Ruiz et Myriam Petit se sont rendues complices d'incitation à la discrimination à l'embauche.

Il faudra s'en souvenir lors des prochaines élections.

Vous pourrez sur les images écrans capturés ci-dessous, suivre le fil de cette inquiétante discussion. 

Cliquer sur l'écran choisi, au besoin plusieurs fois, pour agrandir et que les textes des échanges soient lisibles.




dimanche 4 février 2018

"Qui a tué François Fillon ?". Les inepties de Virginie Le Guay (Paris Match)

Virginie Le Guay



La chaîne d'info continue BFM TV (du groupe ALTICE, de Patrick Drahi) a diffusé un film documentaire sur les déboires de François Fillon qui ont abouti à son échec électoral à l'élection présidentielle d'avril 2017.

Ce documentaire-maison de BFM TV a été suivi par beaucoup de téléspectateurs et a été rediffusé au moins 3 fois après sa première diffusion.

Celle-ci a été suivie d'un débat auquel participaient notamment une journaliste co-auteure du documentaire, un journaliste d'Atlantico, le trésorier du parti LR qui est également député du Pas-de-Calais, la journaliste Virginie Le Guay (directrice-adjointe du service politique de Paris Match).

Virginie Le Guay n'apprécie pas François Fillon, c'est son droit.

Elle n'apprécie pas non plus le parti Les Républicains et la ligne politique qu'implique l'avènement à la présidence du parti de Laurent Wauquiez. C'est son droit, encore que son analyse soit hasardeuse sur l'avenir à court et moyen terme de ce parti.

Là où Virginie Le Guay passe de l'expression d'opinions légitimes à la désinformation, c'est lorsqu'elle aborde la question de la substitution d'Alain Juppé à François Fillon comme candidat de la droite et du centre.

Visiblement, Virginie Le Guay aurait souhaité ce retrait de François Fillon en faveur d'Alain Juppé. C'est un retrait qu'elle n'est pas la seule à avoir espéré.

Pour justifier a posteriori cet événement qui n'est pas advenu, Virginie Le Guay (Paris Match) emploie un argument qui relève de la désinformation pure et simple : les programmes d'Alain Juppé et de François Fillon auraient été proches.

C'est FAUX.

Les préjugés de Virginie Le Guay l'empêchent de discerner les différences qui ont fait LA différence le 27 novembre 2016 quand 2/3 des électeurs ont rejeté le programme d'Alain Juppé et lui ont préféré celui de François Fillon. 

Alain Juppé, c'était : "Pour moi, l'identité de la France, c'est d'abord la Diversité".

François Fillon, c'était "Le multiculturalisme n'est pas la voie que je souhaite pour la France".

Les mots "Diversité" et "multiculturalisme" sont des mots codés qui font référence aux flux migratoires intercontinentaux sud-nord vers l'Europe.

Alain Juppé ne voit pas d'inconvénient à leur poursuite et à leur amplification. C'est une position constante chez Alain Juppé : dès 1999, alors qu'il était dans l'opposition de droite (sic), il réclamait une reprise de l'immigration économique, de main d'oeuvre d'Afrique et d'Asie.

François Fillon projetait de tarir les flux migratoires illégaux et de réduire au minimum l'immigration légale.

Virginie Le Guay nie cette différence essentielle de programmes entre Juppé et Fillon.

Ou, plus vraisemblablement, elle aurait souhaité que Fillon soit empêché d'appliquer cet aspect de son programme. Par les associations qui vivent de la promotion des "migrants". Par les autorités morales. Par la "rue" : il a suffi en 1986, de la mort accidentelle de Malik Oussekine pour que le gouvernement Chirac ne puisse appliquer sa plate-forme, notamment la révision du Code de la Nationalité.

Non, Virginie Le Guay, l'immigration non-européenne est le plus grave problème posé à l'Europe et à la France : comparez les noms qui apparaissent aux rubriques "naissances" d'une part, et "décès" part de l'Etat-Civil de votre bulletin communal.

Non, Virginie Le Guay, il n'y a que dans les compétitions sportives que le second peut remplacer un premier disqualifié.

Le 27 novembre 2016, le programme d'Alain Juppé a été rejeté par 2 électeurs sur 3.

Il est bon que les autorités morales, les adversaires de François Fillon, n'aient pu s'asseoir sur les résultats de la primaire de la droite et du centre.

Les dès roulent.....

Ne nous laissons par rouler par les désinformateurs.




vendredi 2 février 2018

La Pologne, ses Juifs, ou la Mémoire et l'Amnésie

Ce milieu d'hiver 2018 est marqué par une vive tension entre la Pologne et l'Etat d'Israël.

A l'origine de cette tension : un projet de loi porté par la majorité gouvernementale en Pologne, tendant à sanctionner pénalement tout lien établi entre les camps installés en Pologne pendant la première moitié des années 1940 et la Nation polonaise.

Cette intention n'est pas inédite : sous un précédent gouvernement du parti Droit & Justice, quand les frères Kacynski se partageaient la présidence de l'Etat et celle du gouvernement, il avait été question d'imposer l'appellation "camps allemands" à ces installations. Le gouvernement polonais issu de Droit & Justice était animé d'une passion germanophobe qui ne semblait déranger personne. Du moins personne qui soit audible. Cela se passait dans la seconde moitié de la décennie 2000.

Ce n'est qu'à partir du moment où un nouveau gouvernement polonais de Droit & Justice, à partir de 2015, s'est montré réticent à accueillir des migrants non-Européens qu'il a commencé à avoir mauvaise presse, et encouru les foudres de la Commission-Soviet Suprême de l'Union Européenne. 


Refuser de réparer les torts commis envers des Allemands installés naguère sur des territoires qui n'avaient pas été Polonais depuis plus de 1 000 ans, c'était compréhensible, acceptable même, par la Correction Politique. Mais refuser une colonisation de peuplement venu d'Afrique ou du Proche-Orient, c'était contraire aux valeurs "européennes" et humanistes.


Israël et un certain nombre d'organisations juives en Diaspora reprochent au projet de loi de vouloir nier la participation de Polonais à ce qu'il est convenu d'appeler la Shoah, et au-delà, de minimiser le comportement anti-sémite de Polonais avant la guerre de 1939-45, pendant, et même après.

Cette antisémitisme a existé, était souvent d'origine religieuse.

Comment a-t-il pu perdurer après la "Shoah" et l'évolution post-Vatican II de l'Eglise Catholique ?

C'est qu'il est une page d'Histoire qui semble être tombée dans l'oubli et qui empêche bien des Polonais de voir l'Histoire en noir et blanc : eux toujours et seulement coupables envers les Juifs, et des Juifs toujours et seulement dans le rôle de victimes de Polonais.

La Pologne d'après-guerre a été gouvernée par des communistes issus du Comité de Lublin. Son gouvernement était animé par une sinistre troïka composée d'un seul "goy" (non Juif) Bierut, de Jakub Berman, et de Hilary Minc.

Du Comité de Lublin, embryon du gouvernement de la Pologne d'après-guerre, De Gaulle disait qu'il était "une bande de youtres (sic) qui ne représentent qu'eux-mêmes" et qu'il avait dû reconnaître sous la pression de Staline.

Jakub Berman a été en charge de la Milice Citoyenne jusqu'en 1956. Les cadres de cette Milice Citoyenne (M.O.) était largement issus de la partie de la communauté juive acquise au Parti Ouvrier Polonais. Ce qui a facilité son démantèlement, et l'épuration du Ministère de la Sécurité Intérieure lorsque la Pologne communiste a rompu ses relations avec l'Etat d'Israël et lancé une campagne contre le "cosmopolitisme".

Certains Polonais ne sont pas amnésiques et se souviennent de la sur-représentation de Juifs polonais pendant de nombreuses années au sein du régime communiste installé par Staline à partir de 1944.

Le frère du sinistre Jakub Berman, Adolf (sic) Berman, est décédé à Tel Aviv le 3 février 1978. Il co-animait le parti communiste israélien.

On souhaiterait que le gouvernement israélien actuel, les organisations juives de la Diaspora sortent de leur amnésie, et prennent en compte cette page des relations entre la Pologne et ses Juifs. Ils seraient alors plus crédibles.

On souhaite aussi, et surtout, que "l'Europe" ne relaie pas les desiderata de l'Etat d'Israël et des organisations juives qui appellent à faire pression sur le gouvernement polonais. Ce serait favoriser l'euroscepticisme, voire l'europhobie en Pologne.

Or, l'Europe a besoin de la Pologne pour résister à la démence de la Correction Politique qui veut imposer l'acceptation du Grand Remplacement : la colonisation de peuplement de l'Europe par l'Afrique et l'Asie.

Le projet de loi polonais controversé est peu de choses par rapport à cet enjeu vital. Il pose certes des problèmes de libertés publiques, notamment d'expression et d'opinion. Mais ni plus ni moins que toutes les lois mémorielles imposées pour protéger l'historiographie officielle de ce qu'il est convenu d'appeler la Shoah : loi Gayssot en France, loi Eerdekens-Mayeur en Belgique, article 261 bis du Code Pénal suisse etc....

Or, ces lois ont été imposées par ceux-là mêmes qui mènent campagne contre l'actuel projet de loi polonais. La machine infernale se retourne contre ses concepteurs.

lundi 29 janvier 2018

Maurras, après Céline, ça commence à faire beaucoup !


Maurras, né deux ans avant la guerre de 1870-71, était d'abord un "patriote" français de l'ancienne école.
Et, hélas, un germanophobe rabique.

Son anniversaire tombait le même jour que celui de Hitler : quelle idée pour un extrémiste germanophobe de cette génération de naître le vingtième jour du mois d'avril !

C'était aussi "un poète de la politique".


Il a fait montre d'antisémitisme à l'occasion de l'Affaire Dreyfus.
L'attachement de la communauté juive aux institutions de la IIIe République l'y prédisposait.

Maurras avait opté pour la monarchie qu'il considérait mieux apte à défendre les intérêts nationaux.


Dans mon adolescence, j'éprouvais de la sympathie pour les jeunes gens qui venaient nous distribuer Aspects de la France à la sortie du lycée (1). Parce qu'il défendaient une cause vaincue : le royalisme. Dans un monde injuste et menaçant, j'avais un a priori favorable envers les vaincus de l'Histoire. Contre les moralisateurs et donneurs de leçons (PSU, Témoignage Chrétien, Abbé Pierre etc....).

Mais je n'ai jamais pu adhérer au stato-nationalisme, au nationalisme intégral des disciples de Maurras. Maurras ne.... m'aura pas.... eu. En raison de sa rage germanophobe (mais il a plus tard avoué qu'il ne croyait pas lui-même à tout ce qu'il avait dit pour mobiliser l'opinion française contre l'Allemagne et les Allemands). Mon idée de l'identité était, est, plus ethnique que nationale. Concédons à Maurras qu'il accusait l'influence d'Arthur de Gobineau d'avoir empoisonné (sic) l'Allemagne par l'intermédiaire des Gobineau Vereine (Sociétés Gobineau). Il fallait de l'honnêteté intellectuelle à Maurras pour attribuer à un intellectuel français une influence négative sur l'Allemagne. 

Ce qui reste intéressant, indémodable, chez Maurras, c'est la critique de la démocratie. C'est l'idée que la démocratie, étant un régime fondé sur l'opinion, donne le pouvoir réel aux faiseurs d'opinion, au petit groupe de personnes qui permettent, par la manne publicitaire, aux journaux de paraître, aux stations de radio et de TV d'émettre. Aux gens qui peuvent informer, déformer, mésinformer, désinformer. La démocratie tend presque toujours à dégénérer en ploutocratie. Parce que les produits par lesquels passe l'information (journaux, émissions etc...) coûtent beaucoup plus cher à fabriquer qu'ils ne coûtent à leur destinataire, au consommateur d'informations. La différence est payée par les régies de publicité.

150 ans après sa naissance, que reproche-t-on à Maurras ?

Son antisémitisme. Qui doit pourtant être relativisé.
Maurras distinguait l'antisémitisme de tête (l'état d'esprit) à l'antisémitisme de peau (biologique) qu'il attribuait aux Barbares d'Outre-Rhin. En fait, il y avait peu de différences.

Son rejet de la démocratie, qui n'était pas irrationnel.

C'est de la désinformation.

I24news (une des chaînes de Patrick Drahi via le groupe de droit luxembourgeois ALTICE) donne la parole au caricatural Dominique Sopo, patron de SOS Racisme pour lancer une fatwa contre toue commémoration officielle, publique du 150ème anniversaire de la naissance de Maurras.

SOS Racisme est une officine de racisme anti-européen. Elle a été fondée (2) au milieu des années 1980 pour recycler l'animosité des jeunes d'origine arabo-musulmane en France. La détourner de l'hostilité envers Israël et la communauté juive. Pour mieux la canaliser contre le Front National alors en phase ascendante. Et pour délégitimer toute préoccupation identitaire des personnes d'origine européenne. Au nom....des "valeurs républicaines", et, c'est tragique, au nom ....des "valeurs européennes" telles que les conçoivent les directeurs de conscience de la chaîne ARTE et de Télérama.


N  O  T  E  S

(1) Aspects de la France était également vendu à la criée à la sortie de la messe devant l'église Notre-Dame de Bon-Secours à Bois-Colombes; ce journal s'inscrivait dans la filiation de l'Action Française interdite et ses rédacteurs avaient tenu à ce que le titre du journal reprenne les initiales A.F. du journal et du mouvement interdits. Au mouvement Action Française a succédé le mouvement Restauration Nationale et au journal Action Française le journal Aspects de la France.

(2) Parmi les co-fondateurs, parrainset mécènes de cette officine : Julien Dray (né en 1955 à Oran), ancien de l'Union des Etudiants Juifs de France (U.E.J.F.), Bernard Henri-Lévy, 

lundi 8 janvier 2018

Retour à Bois-Colombes (1)

Bois-Colombes est une des communes les plus sympas de la banlieue nord-ouest de Paris. Elle est relativement peu étendue. L'habitat pavillonnaire (maisons individuelles d'1 à 3 étages au max. avec jardin) y reste important malgré la proximité de Paris et du centre d'affaires de La Défense.

Ni moi, ni personne de ma famille n'avons habité Bois-Colombes et je n'y ai pas passé une seule nuit.

Mais nous avons habité à Colombes pendant de nombreuses années. Colombes est une commune voisine, dont Bois-Colombes a fait sécession en 1896. J'y ai fréquenté pendant un peu plus de deux ans les classes élémentaires du "Collège" Giband, où j'ai préparé mon entrée en Sixième. Je suis allé au caté à Notre-Dame de Bon-Secours à Bois-Colombes et j'y ai reçu le sacrement de confirmation des mains d'un futur évêque de Monaco (1).

Enfant,  c'est à Bois-Colombes que je situe des expériences qui m'ont durablement marqué. 

Voici deux anecdotes à partir desquelles on pourra prendre la mesure d'évolutions culturelles relatives aux relations entre enfants. Entre parents et enfants. Entre enfants et institution scolaire. Entre parents et institution scolaire. Au degré de protection affective ou juridique dont la famille, l'institution scolaire, ou la "société" en général, croyait, ou croit,  devoir entourer, ou non, l'enfant.


8 year-old schoolboy Jean-Marie




La tragédie familiale de la rue Claude Mivière : pas de cellule de soutien psychologique

Alors que je fréquentais les classes élémentaires de "Collège" Giband, un homme a jeté son épouse, mère de ses enfants, de la fenêtre de son appartement. Et le corps de la malheureuse s'est empalé sur les piquets d'acier de la clôture qui séparait l'étroit domaine privé de l'immeuble de la voie publique. Elle y a agonisé un temps indéterminé avant que son corps ne soit enlevé. Cela s'est passé rue Claude Mivière, pendant une nuit, à peu de distance du "Collège" (2). Le lendemain, les élèves en parlaient en cour de récréation, dès le matin. Je suis rentré à la maison le midi, et je ne crois pas en avoir parlé. Je craignais peut-être que l'affaire ne soit abordée, et qu'on ne guette mes réactions que je tenais à garder pour moi-même. Mais en fin d'après-midi, ma mère est venue me chercher à la sortie du "Collège", rue Charles Chefson. Elle et plusieurs autres parents avaient en mains des journaux, France-Soir ou Paris-Presse l'Intransigeant, qui relataient ce crime, à la Une. Pourquoi évoquer cette tragédie, ce traumatisme? Parce que personne, ni mes camarades, ni moi-même, n'a eu droit à ces cellules de soutien psychologique (3) qui sont, de nos jours, systématiquement dépêchées auprès de jeunes et de moins jeunes lorsque survient une catastrophe, une tragédie qui les touche de près. Peu après, seul, je me suis rendu sur les lieux et j'ai constaté avec horreur qu'un des piquets sur lequel le corps de la malheureuse mère s'était empalé était tordu. J'avais 10 ans. Et il a fallu les ravages et les excès du féminisme pour que les violences familiales infligées aux épouses et mères cessent de représenter pour moi une des pires facettes du malheur familial.


La raclée au gymnase : les parents adeptes du profil bas

Je devais avoir 8 ans, peut-être 9. J'aimais peu l'école. Je la manquais souvent. J'était mal socialisé : ce n'était de toute façon pas le but assigné à mon éducation, en famille comme à l'école. Je n'étais pas très robuste. J'avais peu de goût pour l'effort physique. Mon grand-père paternel, Alphonse Lallau, était un adepte de la Méthode Desbonnet dite Gymnastique des Organes, dont il me faisait effectuer des exercices lors de mes séjours dans notre province. Mais j'étais quasiment nul en Education Physique telle qu'on la pratiquait au "Collège" Giband. Un matin, le prof de gym avait décidé de nous faire monter à la corde : il s'agissait, s'aidant de ses poignets et de ses genoux, de faire l'escalade d'une grosse corde attachée par un crochet et un anneau au plafond de la salle du gymnase. J'en étais incapable. Quand mon tour est venu, j'ai tout juste pu me balancer, mes pieds sur le gros noeud de l'extrémité inférieure de la corde, sans avoir assez de force dans mes poignets pour m'accrocher. Hilarité quasi générale des autres garçons, certains plus jeunes que moi. Hilarité et chahut. Mes camarades mettent en cause mon identité (fillette, petite fille toujours avec sa manman). Le professeur ne fait rien pour arrêter le chahut et modérer mes camarades. Au contraire, il me prend violemment à partie verbalement, ce qui fait redoubler le chahut et les moqueries des autres enfants. Puis, il me dit de céder la place, ce que je fais volontiers. Mais les moqueries de mes camarades, que je rejoins, ne cessent pas. Le professeur demeure indifférent à ces moqueries. Exaspéré, je cible un des moqueurs parmi les moins costauds,  je lui porte un coup au bras, et je le secoue. Enfin, le professeur réagit : de colère, il m'assène des gifles qui me font saigner du nez et m'assourdissent un moment. Je méprise ces enfants et ce prof, mais je parviens à me retenir de pleurer. Difficilement, mais quand même. Je sauve la face. Je rentre au "Collège" (4), en rang, conduit par le professeur. Et j'assiste aux autres leçons de la demi-journée. Rentré à la maison, je raconte l'incident. Mes parents sont "catastrophés" : je me suis fait remarquer. Que va-t-on penser de moi ? Que va-t-on penser d'eux ? Mes parents décident, de honte, de venir moins souvent à l'école, de faire profil bas. Et de rechercher un médecin qui délivrera un certificat m'exemptant d'Education Physique dans le cadre scolaire. Pourquoi narrer ce quasi non événement ? Pour souligner le contraste entre les rapports entre parents d'élèves et institution scolaire hier et aujourd'hui. Plus tard, c'est avec surprise et consternation que j'ai vu des parents prendre fait et cause passionnément pour ceux de leurs enfants que moi-même ou mes collègues avions....contrariés. Où étais-je tombé ? Chez des Barbares ? En tout cas des gens qui n'avaient pas la même culture que mes parents.


N  O  T  E  S

(1) Monseigneur Jean Rupp, alors évêque auxiliaire de Versailles

(2) Ce n'est que depuis la loi du 11 juillet 1975, dite loi Haby, que l'appellation "collège" est réservée aux classes de la 6e à la 3e. Auparavant, on donnait les noms d'Ecole, de Collège, de Lycée, d'Institution à des établissements selon le choix de leurs fondateurs, l'origine de leur fondation. Il y avait des lycées qui avaient des classes de Onzième ou de Cours Préparatoire. Et des Collèges qui avaient des classes de Terminale

(3) Si j'avais été mis en présence d'une cellule de soutien psychologique, je ne suis pas sûr que j'aurais coopéré; il est possible que le souci de garder pour moi ma réaction la plus profonde l'aurait emporté, pour ne pas fournir de levier à des non intimes; il est alors à craindre que je sois passé pour indifférent

(4) Le Collège Giband n'avait pas de gymnase. Le gymnase appartient à la commune de Bois-Colombes qui le mettait à la disposition des élèves des classes élémentaires du Collège Giband. Ce "collège" était une institution privée non confessionnelle





samedi 6 janvier 2018

La durable malfaisance de ces haineux (C.N.E. : Conseil National des Ecrivains)

Le 29 mai 1968 s'éteignait Jacques Boutelleau, dit Jacques Chardonne, écrivain charentais et protestant. Il était né le 2 janvier 1884.


Sa mère, une quaker, appartenait à la famille Haviland, les porcelainiers de Limoges d'origine américaine. Il avait pris le pseudonyme littéraire de Chardonne en référence à la localité de Chardonne (près de Vevey) dans le canton suisse de Vaud, où il avait effectué un séjour de convalescence : participant à la guerre de 1914-1918, sa santé avait été gravement altérée.


Pendant la Seconde Guerre Mondiale, cet ancien combattant de la Première ne fait pas le choix des futurs vainqueurs (1). A l'issue du conflit, le Comité National des Ecrivains, le C.N.E. issu de la Résistance, (ces haineux, disait Albert Paraz) lui interdit l'exercice des professions d'écrivain et d'éditeur . Brisé, Jacques Chardonne devient l'ermite de La Frette-sur-Seine (aujourd'hui dans le Val d'Oise), dans ce que j'appellerais la banlieue Saint-Lazare (accessible en train depuis la gare Saint-Lazare, à Paris) où il se retire.


Jacques Chardonne retrouve un regain de faveur au début des années 1950, quand le terrorisme intellectuel, le manichéisme tendent provisoirement à s'atténuer : l'isolement relatif du parti communiste et de ses satellites du monde associatif, pour cause de guerre froide, y contribue (2). Il envoie son dernier ouvrage au général De Gaulle qui lui en accuse aimablement réception; le président de la République était cependant une des cibles de la correspondance de Jacques Chardonne.


On sait peu que Jacques Chardonne était apprécié d'un grand lecteur, et compatriote charentais, François Mitterrand.

Jacques Chardonne était lui-même un admirateur du leader socialiste Jean Jaurés.


En 1986, quand les régions deviennent des collectivités territoriales, le Conseil Régional de Poitou-Charentes donne le nom de Jacques Chardonne à deux salles du siège du Conseil. 

Dix-huit ans plus tard, le C.N.E. prend sa revanche : la nouvelle majorité, menée par Mme Ségolène Royal, décide, à l'initiative de quelques-uns de ces membres, qu'au regard de l'attitude de Jacques Chardonne entre 1940 et 1944, son nom ne peut plus être attribué à des salles du siège du Conseil Régional de Poitou-Charentes, et lesdites salles sont débaptisées, si un tel terme convient aux actes d'une majorité aussi laïque, mais qui a donné dans cette affaire, la mesure de sa bêtise, ou de sa pusillanimité devant la Milice Zélote de La Pensée, et de son intolérance; ce sont les héritiers de ces haineux (le C.N.E.).

Le chanteur Pascal Sevran s'est, à l'époque, indigné du sectarisme des conseillers régionaux socialistes à l'origine de cette "épuration" posthume.


L'association des amis de Jacques Chardonne a prononcé sa dissolution en 1998, après le trentième anniversaire de la mort de Chardonne.


"Ces haineux" du C.N.E. et de la majorité de gauche du conseil régional de Poitou-Charentes n'ont pas encore tout à fait gagné : la commune suisse romande de Chardonne (VD) et la commune charentaise de Barbezieux Saint-Hilaire, ville natale de Jacques Boutelleau, dit Jacques Chardonne, sont jumelées.


N O T E S

(1) "Ici occupation correcte, douce, très douce. Mais j'espère que nous souffrirons. J'accepte tout du fond du cœur. Je sens le bienfait de l'« épreuve », la toute-puissance de l'événement. Une immense folie est dissipée [...] j'ai l'horreur de ce que nous étions. Je ne déteste pas l'Allemand mais le Français d'hier, moi, l'Anglais (l'Anglais surtout qui me devient odieux, avec son Churchill dément), frivole et vantard. La censure elle-même me sera bonne. Nous ne voulons pas être nazis, et personne, je crois, n'attend cela de nous. Mais je peux comprendre leur leçon. Derrière cette force matérielle, il y a des forces morales très grandes. La débâcle anglo-française est une débâcle morale" (Lettre de Jacques Chardonne à Jean Paulhan, 6 juillet 1940).

(2) Il a existé, de 1945 à 1960 environ (3), en France, un Parti Socialiste Démocratique (P.S.D.), co-fondé par Paul Faure (4), ancien bras droit de Léon Blum, ayant plus tard rompu avec lui. Ce parti avait pour vocation de permettre le retour à la vie politique de personnes condamnées pour faits de collaboration, ou exclues de leurs partis de gauche ou de centre gauche pour les mêmes raisons. Loin d'être isolé, le P.S.D. était allié du Parti Radical et de l'U.D.S.R. au sein du cartel électoral nommé R.G.R. (Rassemblement des Gauches Républicaines); il était en outre apprécié des Gaullistes du R.P.F. (Rassemblement du Peuple Français) pour son hostilité aux institutions de la IVe République.

(3) L'activité du Parti Socialiste Démocratique (anti-communiste, anti-IVe République, pro-amnistie des vaincus de la Libération) et son influence ont commencé à décliner à partir de 1954, en raison notamment de la réintégration de nombre de ses membres au sein de leurs partis politiques d'origine, dont le parti socialiste S.F.I.O. de Guy Mollet.

(4) Paul Faure n'était ni fasciste, ni national-socialiste. C'était un socialiste avant tout pacifiste, et enclin à une entente avec le voisin allemand, quel que soit son régime. Après la guerre 1939-45, il a souhaité que Paul Rassinier, considéré comme le père du révisionnisme historique (dénommé négationniste par ses contempteurs) puisse être édité et témoigner



mardi 2 janvier 2018

Lamentables, nuisibles faiseurs d'opinon

Mardi 2 janvier 2018, sur LCI, Maurice Ulrich (L'Humanité) et Virginie Le Guay (Paris-Match) sont appelés à débattre des lynchages de policiers à Champigny-sur-Marne. Sur LCI.

Pas de débat contradictoire : ils sont d'accord sur à peu près tout.


Ils exhalent leur entichement des petits-fils de fellaghas ("Ils sont Français" tranche Virginie le Guay), et leur détestation du Front National. Pour Maurice Ulrich, "les banlieues" sont le centre de la société française réelle. Hélas.....

Maurice Ulrich refuse, par aversion du FN, de réagir à une déclaration de Nicolas Bay (FN) parlant d'ensauvagement de certaines populations des banlieues. Sa consoeur de Paris-Match rappelle que c'est Jean-Pierre Chevenement qui, le premier, vers 2000, avait osé le terme "sauvageons".

Maurice Ulrich désapprouve la déclaration d'un responsable syndical de la Police qui plaide pour que "la peur change de camp".

Le journaliste de L'Humanité préfèrerait-il que les agresseurs de policiers n'aient pas peur ? Parce que ce sont de potentiels El Ekteurs du Parti Communiste ?

Et l'éditorialiste de l'ex {?) journal communiste de relater un "incident" dans le métro parisien qui l'a opposé à un policier. Celui-ci, lors d'un contrôle, s'était dirigé vers un "jeune" coloré. Le sang du journaliste ex (?) communiste ne fit qu'un tour : il rabroua le policier en public, devant sa jeune "victime", lui intimant l'ordre de manifester plus de respect (tu parles !) à son égard.

Il ne faut pas compter sur Maurice Ulrich (L'Humanité) pour prendre la défense des policiers. La police qu'il aime, lui, c'est la Police de la Pensée, mise en place par la loi Gayssot et d'autres lois "antiracistes". Chassez le naturel....