mardi 24 octobre 2017

"Pour la première fois depuis 1945", ou le deconantum antifa

Mardi 24 octobre 2017, journal télévisé de 13h de la RTBF (1).

La présentatrice annonce que ce jour est "un jour noir" pour l'Allemagne, qui voit plus de nonante "députés d'extrême-droite" (sic) siéger au Bundestag "pour la première fois depuis 1945" (re-sic).

La correspondante de la RTBF à Berlin en rajoute dans la noirceur : ce jour serait à marquer d' "une pierre noire".

De quoi s'agit-il ?

De la première séance du 19ème Bundestag dans lequel vont siéger des députés de l'Alternative für Deutschland (AfD).

La journaliste de la RTBF décrit ce parti comme "anti-Islam" et "anti-immigration".

Ne serait-ce pas plus honnête de dire que l'AfD s'oppose à l'islamisation de la société allemande et à la politique migratoire de Madame Merkel et de la Commission Européenne ?

On peut légitimement être en désaccord avec l'AfD sur nombre de ses analyses et propositions.

 A la différence de l'AfD, je ne crois plus à la pertinence de l'Etat-Nation comme cadre d'identité.

Je suis "Européen" depuis mes années d'école élémentaire par défiance envers l'Union Française (comme on disait alors), ensemble multicontinental, multiculturel et multiethnique dans lequel le décagénaire que je n'étais pas encore avait flairé que les populations historiques de l'Europe ("la race blanche" comme disait dans une exhalaison de haine l'insupportable Claude Bartolone, élu des petits-fils et arrière petits-fils de fellaghas algériens) seraient minoritaires.

L'AfD est un parti semblable à ceux de Messieurs Dupont-Aignan et Florian Philippot ("Les Patriotes") qui ne sauraient avoir mon suffrage.

Le deconantum antifa (2) consiste à parler d'une "première fois depuis 1945".

C'est FAUX.

Doublement FAUX.

Le Bundestag (Diète Fédérale) n'existe que depuis 1949.

Le premier Bundestag (1949-1953) comprenait des députés répondant beaucoup plus aux critères de l'"extrême-droite" que l'actuelle AfD. Y siégeaient notamment des députés du Rechtspartei Deutschland (parti de Droite d'Allemagne), rebaptisé Reichspartei Deutschland (parti du Reich, ou de l'Empire, allemand) dès 1950.

Ce parti et quelques autres proches de leurs analyses et propositions ont siégé dans les premières mandatures du Bundestag jusqu'en 1957, date à laquelle la CDU-CSU a remporté la majorité absolue.

Une dizaine d'années plus tard, les médiats ont joué à se faire peur avec l'ascension du NPD (parti national-démocrate d'Allemagne) fondé en 1964, qui est entré dans plusieurs Parlements de Länder, mais jamais au Bundestag.

Aujourd'hui, les mêmes médiats jouent à se faire peur avec le martèlement d'une "première fois depuis 1945" qui relève de la mésinformation.

La présentatrice de la RTBF (1) questionnait la correspondante de la chaîne franfoconne à Berlin : cette percée de l'AfD ne trahirait-elle pas la réceptivité de l'électorat à la "radicalité" ?

Radicalité ? Vous avez dit radicalité ?

Qu'est-ce qui est radical ou extrémiste ?

Le refus de l'AfD de continuer à voir la population autochtone remplacée par des originaires d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient ?

Ou Madame Claudia Roth, cacique du parti Vert qui manifestait en 1990 sous une bannière "Nie wieder Deutschland !" soit "Plus jamais l'Allemagne !", "Non à l'annexion de la RDA (l'Allemagne communiste)" ?

Ou la thèse se Joschka Fischer (encore un Vert !) selon lequel le gros défaut des Allemands consiste à générer de l'inégalité par leurs dons, leur travail et leur application.

Il conviendrait donc de dé-germaniser l'Allemagne. Par un apport migratoire non européen.

N'est-elle pas là la radicalité ? N'est-il pas plutôt là l'extrémisme ? Plutôt qu'à l'AfD.


N   O   T   E   S

(1) RTBF : radio et télévision publiques belges d'expression française

(2) antifa : antifasciste

vendredi 20 octobre 2017

Un oublié ou méconnu de l'Histoire des années 1940 à 1960 en France : le Parti Socialiste Démocratique

Dimanche 15 octobre 2017, la chaîne privée israélienne "i24news en français" (1) recevait l'académicien Alain Finkielkraut et l'ancienne ministre Jeannette Bougrab dans le cadre de l'émission "Elie sans interdit" animée par Elie Chouraqui.

Ce fut pour Alain Finkielkraut l'occasion de dénoncer les nouveaux habits de l'antisémitisme, l'islamisme, les dénis de la gauche etc... qui sont des thèmes sur lesquels il a souvent l'occasion de s'exprimer.

Alain Finkielkraut  attribue certains blocages idéologiques de ses anciens amis et de ses adversaires à l'existence du Front National : on reproche aux analyses de Finkielkraut de faire le jeu du Front National, et on nie ou on tait certaines réalités qu'il dénonce pour ne pas ..... "faire le jeu du Front National".

En somme, si on suit Alain Finkielkraut, tout irait mieux si le Front National n'existait pas, ou sans doute s'il était moins influent qu'il ne l'est en 2017 et depuis longtemps.

Mais que reproche au fond Alain Finkielkraut au Front National pour l'Unité Française, qui est le nom, en forme longue, de ce parti politique fondé en 1972 ? En dehors de parasiter sa communication ?

Alain Finkielkraut continue de rattacher le Front National, fondé .... 27 ans après la fin de la guerre 1939-45 au régime de Vichy et à la Collaboration. Ce qui démontre que l'Alain Finkielkraut contemporain est finalement moins différent de l'Alain Finkielkraut de ses débuts que beaucoup ne le croient. Dans la permanence de ses aversions : toujours les mêmes grands satans. 

Alain Finkielkraut a d'ailleurs participé à la primaire de La Belle Alliance Populaire, la primaire de la gauche organisée par le PS en janvier 2017, et fait le choix de Manuel Valls.

S'il fut, en France, après la guerre 1939-45, un parti politique qui s'inscrivait dans une certaine continuité, avec le régime de Vichy et la Collaboration, une continuité qui, rassurez-vous, n'était ni idéologique, ni programmatique, c'était bien le Parti Socialiste Démocratique fondé par Paul Faure en 1945 et qui a eu une activité jusque vers 1960.

Ce parti fut fondé juste après la fin de la guerre pour accueillir et permettre l'expression politique de militants de gauche ou de centre gauche d'avant-guerre qui s'étaient engagés, ou étaient accusés de s'être engagés dans la Collaboration avec le régime de Vichy ou directement avec l'Allemagne nationale-socialiste.

Certains d'entre eux furent condamnés pour leur engagement par les tribunaux de la prétendue Epuration. D'autres furent exclus de leurs partis politiques d'origine. Et la vocation du Parti Socialiste Démocratique était de les accueillir.

Le programme du Parti Socialiste Démocratique était-il pour autant "nazi", "néo-nazi", "fasciste" etc.... ?

Nullement !

Au programme de ce parti, il y avait : 1) la revendication de l'arrêt de la prétendue Epuration contre les anciens collaborateurs ou présumés tel; 2) la revendication de l'amnistie en faveur des condamnés pour faits de collaboration; 3) l'anti-communisme ("non à la bolchevisation de la France"); 4) le rejet de la Constitution de 1946 (adoptée par une coalition englobant le Parti Communiste, le Parti Socialiste S.F.I.O., le Mouvement Républicain Populaire qui représentait alors la démocratie chrétienne en France).

Le fondateur du parti, Paul Faure, avait été un allié de Léon Blum en 1920, lors du Congrès de Tours et de la scission entre Communistes et Socialistes de la S.F.I.O. Léon Blum et Paul Faure animaient le Parti Socialiste S.F.I.O. après le départ des Communistes qui fondèrent la S.F.I.C. (Section Française de l'Internationale Communiste) qui devint le Parti Communiste Français.

En 1948, la L.I.C.A. (dénommée aujourd'hui LICRA) accusa Paul Faure d'antisémitisme, expliquant sa rupture et ses polémiques avec Léon Blum par ce prétendu antisémitisme. Cette accusation n'eut pas le retentissement ni les effets qu'elle aurait aujourd'hui.

Loin d'être ostracisé, bloqué par un cordon sanitaire (2), le Parti Socialiste Démocratique était membre du R.G.R. (Rassemblement des Gauches Républicaines, qui constituait une sorte de parti radical élargi). Au sein de ce R.G.R., ce parti issu du rejet de l'Epuration et du résistantialisme (3) voisinait avec ....l'Union Démocratique et Socialiste de la Résistance (U.D.S.R.).

Mieux encore, si on peut dire, le R.P.F. (Rassemblement du Peuple Français), fondé par le général de Gaulle s'alliait avec le Parti Socialiste Démocratique pour conquérir des municipalités. La formation fondée par "le chef de la France Libre" s'alliait occasionnellement et efficacement (les mairies de Bois-Colombes et de Joinville-le-Pont, dans la Seine, furent remportées grâce à cette alliance électorale) avec un parti fondé pour accueillir des condamnés et des exclus pour collaboration, effective ou présumée, entre 1940 et 1944. Le rejet des institutions de la IVe République était commun aux Gaullistes et au Paul Fauristes (le Parti Socialiste Démocratique).

Ce parti avait son siège central à Paris, rue des Martyrs dans le IXe arrondissement, et disposait d'un organe de presse dont le titre était La République Libre.

Son activité et son influence se heurtaient au fait que nombre de ses membres étaient frappés d'inéligibilité à cause des condamnations prononcées contre eux en 1944 et au cours de l'immédiat après-guerre. Et puis, il y eut, au fil des congrès du Parti Socialiste S.F.I.O. des réintégrations qui diminuèrent d'autant le nombre des adhérents et militants du Parti Socialiste Démocratique.

Certains d'entre eux contribuèrent à la fondation du syndicat Force Ouvrière (de son vrai nom C.G.T. Force Ouvrière) et y militèrent.

Le Parti Socialiste Démocratique semble avoir cessé ses activités vers 1960 après une quinzaine d'années d'existence.

Il appartenait à cette catégorie de partis politiques fondés pour permettre l'expression politique de personnes rattachées à tort ou à raison, directement ou indirectement, à une expérience historique qui a pris fin, mais non pour la prolonger et encore moins pour la restaurer. 

Ainsi,  en Allemagne, dans l'Etat qui avait pris le nom de République Démocratique Allemande (1949-1990) a existé un parti dénommé NDP ou NDPD (parti national-démocrate) qui avait vocation à regrouper les personnes de sensibilité "nationale" contraintes de transférer leur allégeance au nouvel Etat imposé par l'occupation soviétique. Certaines d'entre elles étaient d'anciens nationaux-socialistes, d'autres non. Mais tous devaient se montrer "loyaux" envers la "république démocratique allemande". Sinon.....

Ainsi, en Espagne, pendant la transition démocratique qui a suivi le décès du général Franco et l'avènement du roi Juan Carlos Ier, un ancien ministre important du général Franco, Don Manuel Fraga Iribarne a fondé l'Alliance Populaire, devenue le Parti Populaire vers 1982. Ce parti, qui a gouverné l'Espagne de 1996 à 2004 et qui la gouverne depuis 2011, a d'abord accueilli d'anciens franquistes ralliés aux nouvelles institutions démocratiques, des citoyens espagnols attribuant des aspects positifs au bilan global du régime passé, et attachés à la préservation de certains de ces acquits, des citoyens ne se reconnaissant pas nécessairement dans les formations politiques directement issues de l'opposition au régime franquiste et "trop" marquées par ce passé oppositionnel. 

L'époque pendant laquelle le Parti Socialiste Démocratique (Paul Faure) a pu exister et fonctionner en France était moins manichéenne que l'époque présente, moins shoacentrique.

Quand j'apprends que des antifas drogués à la lecture de Télérama et à l'écoute d'Arte Journal ou d'i24news jouent à se faire peur en se racontant qu'ici ou là en Europe (voire ailleurs) tel ou tel parti fondé par d'"anciens nazis" ou d'"anciens fascistes" est proche du pouvoir, en passe de se libérer du "cordon sanitaire" établi autour de lui pour le confiner à jamais dans une léproserie politique, je m'amuse. En France, pendant 15 ans, un tel parti a existé et fonctionné, sans cordon sanitaire. Et c'était bien ainsi.

Ni la bande à Klarsfeld ni Bernard-Henri Lévy ne le tolérerait aujourd'hui. Il est vrai qu'ils étaient bien jeunes à l'époque.


N  O  T  E  S

(1) cette chaîne appartient actuellement, comme BFM-TV à Patrick Drahi, homme d'affaires franco-marocain d'origine juive; elle dispose d'une page Facebook dont les administrateurs ont une conception très particulière de la liberté d'expression, du pluralisme et de la censure.....;

(2) en 2017, Alain Finkielkraut justifie encore l'existence d'un "cordon sanitaire" isolant le Front National des autres formations politiques;

(3) on appelle "résistantialisme" l'attitude qui consiste à placer au centre de tout jugement politique ou historique l'attitude envers la Résistance à l'occupation du territoire français par l'Allemagne nationale-socialiste entre 1940 et 1944.





samedi 30 septembre 2017

Quand Télé ARTE fait caca sous elle....

L'émission vespérale d'Arte Journal du samedi 28 septembre 2013, présentée par Leïla Kaddour Boudadi, offrait un condensé de l'idéologie des directeurs de conscience de la chaîne à financement franco-allemand (mais dont le coeur est ailleurs).

Chryssos Avgi (Aube Dorée), Grèce

Leïla Kaddour Boudadi évoque les procédures en cours contre le parti Aube Dorée; des membres de ce parti ont évidemment des discours et des pratiques déplaisantes, mais c'est faire dans la désinformation que de l'étiquetter "néo-nazi" : depuis 1945, le label "nazi" n'est plus ... protégé, et il est probable que les nazis historiques, réels, les vrais de vrais, auraient expédié dans des camps pour associaux nombre d'activistes d'Aube Dorée. Les procédures judiciaires relatées par Leïla Kaddour Boudadi ont été déclenchées à la suite de l'assassinat d'un rappeur "antifa" par des inconnus.

Leïla Kaddour Boudadi est un peu sur cette ligne puisqu'elle qualifie de "nettoyage" (sic) les poursuites entamées contre des militants de ce parti. On est dans l'hygiènisme politique. A aucun moment, un lien direct n'est établi entre le meurtre du rappeur antifasciste et le parti Aube Dorée. Mais ce sont là des "points de détail" pour les vaillants antifascistes de la rédaction d'Arte Journal : Aube Dorée est néo-nazie, donc elle aurait pu, ou c'est tout comme, et continuons à ...."nettoyer".....c.q.f.d.

Mésinformation sur l'Autriche

On est en pleine mésinformation à propos des élections fédérales en Autriche du 29 septembre 2013 : Leïla Kaddour Boudadi n'a pas fait vérifier ou relire sa petite bafouille sur le vilain candidat populiste austro-canadien dont je n'ai pas retenu le nom, et nous assène que le pays de Mozart, de Sigmund Freud et de Hitler est gouverné depuis des décennies par de grandes coalitions.

Il me semblait pourtant qu'en 1999-2000, le parti ÖVP (démocrate-chrétien) avait fait alliance avec le parti FPÖ (libéral) de Jörg Haider, et rejeté le SPÖ (socialiste) dans l'opposition, ce qui avait conduit à un sabbat de sorcières antifascistes contre le gouvernement du chancelier Schlüssel, sabbat conduit notamment par l'excité Guy Verhofstadt, alors P.M. de Belgique, Jacques Chirac et son P.M. Jospin, au rappel des ambassadeurs des Etats-Unis et d'Israël à Vienne. Leïla a oublié. Il faut qu'elle se repose : pas d'amnésie sur la chaîne de la Mémouare, ça ferait de la peine à Elie Wiesel...

Italie : les ennuis d'Enrico et les silences de Leïla 

Evoquant la démission des ministres de centre droit du gouvernement italien présidé par Enrico Letta, Arte Journal se garde bien d'apprendre à son public que ces démissions ont pour origine le projet d'Enrico Letta de procéder à de nouvelles augmentations d'impôts. Un "point de détail" sans doute...

La rengaine du  retour des années 1930 : l'eusses-tu cru ?

 Le "meilleur" est pour la fin : la rubrique culturelle dédiée à un caca d'un dramaturge autrichien présenté sur la scène du Théâtre de la Ville à Paris : il faut convaincre le public de la ressemblance entre notre époque et celle qui a permis la Shoah : montée des partis populistes et nationalistes et même...propos de Manuel Valls sur les Rroms (ah, pour l'amour des Rroms, quelles sottises ne profèrerait-on pas ?).

 Et le commentateur de dénoncer la montée de l'antisémitisme dans les sociétés européenne dès avant la guerre de 1914 (extrait de citations d'un discours de 1894 du bourgmestre viennois Lüger qui établit un simple constat auquel Bernard Lazare aurait pu souscrire).

 Arte est dans l'incohérence de faire suivre ce commentaire d'obsédé shoacentrique d'une publicité sur un documentaire à venir consacré à "Goldman Sachs, la banque qui mène le monde".

Là, Arte fait plus fort que Lüger ! Qui l'eut cru ?

Voilà qui va contrarier Elie Wiesel, déjà inconsolable de l'envol en fumée de son capital dans la faillite de Bernard Madoff. 

Cruelle Arte !

Télé Arte ment,
Télé Arte ment,
En français,
Comme en allemand











jeudi 28 septembre 2017

Deux cuillérées d'"antiracisme" selon Arte Journal


Arte (Des)Info du 2 novembre 2007 était présenté à 19h45 par William Irigoyen.

Les télespectateurs de la chaîne des BOurgeoisBOhemes ont eu droit à une double cuillérée d'antiracisme assaisonnée de mésinformation.

Evoquant l'expulsion de membres de la communauté tsigane originaires de Roumanie, des Rroms, dont un congénère a commis un assassinat à Rome, Arte (Des)Info retrouve les accents qui étaient les siens quand la rédaction de la chaîne combattait le gouvernement de Silvio Berlusconi. Mais, cette fois, ce sont des "amis" politiques qui sont à la tête du gouvernement central italien présidé par le calamiteux Romano Prodi.


Comment Arte (Des)Info va-t-il s'en tirer ?

D'abord en opposant dans cette affaire "la droite", c'est-à-dire les méchants, à "la gauche", c'est-à-dire les bons, sans en dire plus sur les arguments ou invectives échangés car Arte (Des)Info est bien obligé de nous montrer deux personnalités de gauche, donc des gentils, qui sont  pourtant à l'origine de l'expulsion de ces Rroms, ou la comprennent.

Ensuite en taisant l'appartenance de l'assassin et des personnes expulsées à la communauté des Rroms. Pour Arte (Des)Info, ce sont des Roumains, donc des ressortissants de l'Union européenne, un point c'est tout; il ne faudrait pas  "stigmatiser" cette population qui-a-payé-un-lourd-tribut-à-l'-holocauste pendant la 2ème guerre mondiale,n'est-ce pas ? Il ne faudrait pas que le téléspectateur les considère comme des Européens entièrement à part, donc on prétend que ces Fils du Vent sont des Européens à part entière.

Et voilà pour les Rroms de Rome, et du reste de la péninsule.

Arte (Des)Info repart en guerre cette fois contre la politique de contrôle de l'immigration du gouvernement français (Sarközy-Fillon).

On nous annonce que telle préfecture s'est vue assigner un nombre minimal de résidents illégaux à expulser dans l'année. Puis on nous exhibe une famille bosniaque, montrée de dos; ils s'agit de résidents étrangers illégaux frappés par une mesure d'expulsion et qui vivent, nous affirme Arte (Des)Info "la peur au ventre".

On donne la parole à une pétasse du Réseau Education Sans Frontières, officine de subversion humanitaire, qui nous bassine que la France est "le pays des droits de l'homme" et des "droits de l'enfant", ce qui est du deconantum, mais personne n'est autorisé sur Arte (Des)Info à donner la réplique à cette pasionaria de la colonisation de peuplement de l'Europe par le "sud" du monde.

Arte (Des)Info ne nous dit rien d'aspects de la situation intérieure en Bosnie qui expliquerait, à défaut de justifier, l'acharnement de ces résidents illégaux à coloniser la région Rhône-Alpes; on n'en saura rien. On saura seulement que l'actuel (novembre 2007) gouvernement français "fait de la résistance" (oh,si peu...) à l'invasion et que le téléspectateur doit penser que c'est in-hu-main !

mercredi 13 septembre 2017

Mésinformation d'i24news sur des propos du pape François

Mésinformation de la chaîne francofone israélienne "i24news"

Relatant le retour du Mexique du pape Bergoglio, la chaîne commence par dire que François est en désaccord avec Donald Trump. Que François demande au président U.S. de revenir sur l'abrogation du programme de régularisation des mineurs qui se sont introduits illégalement aux U.S.A. (programme dû à Barack Obama et médiatiquement connu sous le nom de "Dreamers" c'est-à-dire des Rêveurs).  C'est ce qui importe d'abord à la chaîne : appuyer les lobbies migratoires et faire écho à une critique envers Donald Trump.

Mais voilà qu'à l'image censée illustrer ce propos le pape François tient un tout autre discours.

Le pape rappelle une doctrine constante de son Eglise : le devoir d'accueil de "migrants" par les Etats est conditionné à l'existence de conditions permettant de "bien" les accueillir, puis de les ....intégrer (sic). Le devoir d'accueil et d'intégration n'est donc pas inconditionnel, automatique, universel.

Selon le pape François lui-même.

mardi 8 août 2017

Cedric Herrou, ou la générosité avec ce qui n'est pas à soi

Les médiats du mardi 8 août 2017 rapportent avec désapprobation l'odyssée d'un navire affrêté par l'association Defend Europe pour contrer les flux migratoires trans-méditerranéens sud-nord et le trafic d'êtres humains. La chaîne TV France 24 exprime sa satisfaction que le navire soit présentement bloqué par des "pêcheurs tunisiens", sans se préoccuper de savoir quels liens peuvent exister entre "pêcheurs" et "passeurs". Encore moins de savoir quels liens unissent organisations humanitaires de "sauvetage" en mer de "migrants" et "passeurs".

Les mêmes médiats ont prononcé une sentence : Defend Europe est .......d'extrême-droite. Donc, mauvais, à combattre, à dénoncer, à contrecarrer. France 24 s'alarme que les amis de Defend Europe soient "actifs sur les réseaux sociaux". Je confirme cette activité dont je me réjouis. Une initiative visant à stopper ou du moins à ralentir le Grand Remplacement des populations européennes doit être soutenue et encouragée. Surtout qu'elle réunit de jeunes Européens d'Allemagne, d'Autriche, de France, d'Italie. Bravo les gars, vous refaîtes une C.E.D. (Communauté Européenne de Défense) et préfigurez ce que devra être l'Etat fédéral européen à naître.

France 24 ne se contente pas de dénoncer Defend Europe et ses actions en Méditerrannée. La chaîne présente les visages des militants de Defend Europe à l'écran et annonce que le navire se dirigerait vers le port de Catane.

Pour se consoler, France 24 nous narre un nouvel épisode judiciaire de l'"agriculteur" Cedric Herrou. J'ignore ce que produit ce curieux "agriculteur", mais il incarne la pseudo-générosité, celle qui consiste à être généreux avec ...... ce qui n'est pas à soi. Cedric Herrou est un introducteur en Europe, non de plantations, mais de "migrants" illégaux. Il ne s'en cache pas, se réclame de cette activité pseudo-humanitaire et dispose de tout un fan-club associatif et médiatique. Il vient d'être condamné à nouveau à des légères peines qui le "surprennent". L'idéologie, les prétendues valeurs qui portent son action sont des produits frelatés, des nuisances idologiques. France 24 relate sa condamnation et le présente comme un exemple. Un exemple qui console ses journalistes et son public de devoir assister aux activités de Defend Europe contre le Grand Remplacement.

L'"agriculteur" Cedric Herrou est généreux avec ce qui n'est pas à lui, ni à ses amis. Ces migrants illégaux, pour ne pas dire ces envahisseurs, qu'il introduit sur le territoire européen de la France et en Europe vont être à la charge de la collectivité. S'ils ne sont pas, de gré ou de force, renvoyés de l'autre côté de la Méditerrannée, le poids de leur "intégration" va peser sur les générations actuelles et futures. Le coût est matériel dans un premier temps, et matériel et moral sur le long terme.

Qu'est-ce à dire ?

Pour le comprendre, il faut se souvenir de la crise sociale à la Guadeloupe de l'hiver 2009 et des arguments qui ont été utilisés par les activistes du mouvement contre la "Profitation". Que disaient-ils ? 

Ils avançaient que les structures sociales de la Guadeloupe demeuraient marquées par l'esclavage des populations afro-caribéennes de l'île. L'esclavage a été aboli en 1848. La Guadeloupe a été intégrée à la république française comme département en 1946, mais.....
Mais en 2009 encore, les militants guadeloupéens rappelaient le sort de leurs ancêtres pour expliquer leurs difficultés et revendiquer un traitement spécifique. Le point d'orgue de cet argumentaire revendicatif était, et reste le suivant : vous nous avez réduits en esclavage, puis vous vous êtes contentés (sic) d'abolir l'esclavage, de nous affranchir et ..... vous en êtes restés là (re-sic)....mais le compte n'y est pas (re-re-sic).

Les "migrants" illégaux qu'introduit Cedric Herrou en Europe et d'abord sur le territoire européen de la France sont, pour la plupart, originaires d'Afrique au sud du Sahara. S'ils ne sont pas renvoyés de l'autre côté de la Méditerrannée, de gré ou de force (leur séjour est illégal et viole les  lois nationales et européennes), leurs descendants auront envers ceux des contemporains de Cedric Herrou l'attitude des Guadeloupéens de 2009 envers les descendants des contemporains de la Deuxième République (1848-1852). C'est-à-dire : vous nous avez (mal) accueillis, vous avez prétendu nous "intégrer", nous sommes devenus vos concitoyens, mais.....le compte n'y est pas (sic) puisque qu'il y a plus de chômeurs parmi nous que parmi les Européens de souche plus ancienne. 

L'accueil incessant de nouveaux "migrants" par la faute de personnes comme l'"agriculteur" Cedric Herrou comporte un certain  coût dans l'immédiat, puis à moyen et court terme. Et à long terme un coût moral encore plus élevé : les descendants des contemporains de Cedric Herrou devront subir les revendications des descendants des "migrants" illégaux introduits par Cedric Herrou. Qui rappelleront le contexte de l'arrivée de leurs ancêtres en Europe : refus du Grand Remplacement par certains secteurs de l'opinion européenne, chômage de masse etc...

Cedric Herrou est un faux Antigone et un vrai malfaiteur. Une personne généreuse avec ce qui n'est pas à elle, parce que pas qu'à elle.

Les êtres humains sont tous égaux en droit et en dignité, MAIS ils ne sont pas interchangeables. 

jeudi 27 juillet 2017

La "Grande Nation", ou la solidarité à sens unique

Avertissement : la lecture de l'article qui suit est déconseillée aux maurrassiens, villiéristes, paléo-gaullistes, mélancho-bolivariens, souverainistes, stato-nationalistes de toutes obédiences.

Janvier 2013 : le régime national-hollandiste lance une opération militaire pour sauver le régime de Bamako d'une offensive djihadiste. Ceci est en cohérence avec les inquiétudes exprimées par Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères de la Hollandie concernant la formation d'un "Sahelistan" dans cette partie de l'Afrique.

Le lancement de cette opération ne rencontre quasiment pas d'opposition dans l'opinion publique de la France d'Europe.

Par contre, nombreux sont les hommes politiques qui déplorent que la France intervienne seule. Les contributions africaines sont lentes à venir. Les déplorations françaises visent surtout l'absence des partenaires européens. 

Pierre Lellouche (U.M.P.) annonce qu'à l'occasion de la célébration du 50ème anniversaire du traité franco-allemand du 22 janvier 1963, il va interpeller ses collègues allemands du Bundestag sur l'inaction allemande.

Daniel Cohn-Bendit (Verts), qu'on ne savait pas si porté sur la chose militaire, dénonce au Parlement Européen la solitude de la France qui paierait le prix du sang (sic) pour l'Europe.

Christophe Barbier (éditorialiste de L'Express) préconise que le coût de l'intervention militaire française soit déduit du déficit public du pays : la France se battrait pour l'Europe et aurait droit à ce que ses partenaires et alliés reconnaissent qu'elle finance leur sécurité.

François Fillon déplore fortement l'absence d'une contribution militaire de l'Allemagne.

Emma Bonino, ministre italienne de gauche, narre qu'au cours d'un Conseil des Ministres européens des A. E., Laurent Fabius aurait pris ses collègues à rebrousse-poil en leur réclamant un financement de ce qui est apparu à ces derniers comme les guerres de la France (expression de Sylvie Goulard, employée dans le même esprit qu'Emma Bonino, pour souligner la maladresse de Laurent Fabius).

Au fil des mois et des années, l'effort militaire français au Mali a été finalement appuyé par des contributions africaines et européennes.

Mercredi 26 juillet 2017 : deux soldats allemands en opération au Mali sont tués dans un accident d'hélicoptère.

Aucune réaction audible des responsables politiques français et des médiats. Indifférence ?

Jeudi 27 juillet 2017 : le quotidien populaire Le Parisien titre .... sur le risque de mainmise allemande sur la FNAC et sur Darty.

Don't German lives matter ?

L'effet risque d'être désastreux en Allemagne où l'opinion selon laquelle la sécurité du pays est en jeu au Mali est loin d'être majoritaire. 

L'édition du Parisien évoquée ci-dessus paraît le jour même où le gouvernement de la Macronie procède à une nationalisation temporaire d'un chantier naval pour empêcher que le capital de ce chantier naval soit majoritairement détenu par des opérateurs italiens.